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Gabon : à Nkokloa, le financement de l’OIF mise sur l’autonomie économique des femmes

Par Cadette Ondo Eyi

Dans le nord du Gabon, les femmes de Nkokloa, près de Bitam, bénéficient d’un appui financier de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) destiné à renforcer leurs activités agricoles. Doté d’une enveloppe globale de 300 000 livres sterling, ce programme entend soutenir la production du manioc et de la banane plantain, tout en favorisant l’autonomisation économique des bénéficiaires.

À Nkokloa, localité située dans la province du Woleu-Ntem, l’agriculture représente bien davantage qu’une activité de subsistance. Pour les femmes regroupées en coopératives, elle constitue un moyen de générer des revenus, de consolider leur place dans l’économie locale et de gagner en indépendance financière. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’accompagnement de l’OIF, qui mobilise des ressources pour soutenir le développement de leurs exploitations.

D’un montant global de 300 000 euros, soit une enveloppe de plus de 196 millions de FCFA, le financement prévoit des formations, la mise à disposition d’équipements et un accompagnement des productrices. L’objectif est de leur permettre d’améliorer leurs méthodes de travail, de renforcer leurs capacités de production et de mieux valoriser les récoltes.

Le choix du manioc et de la banane plantain répond à un enjeu important pour l’agriculture locale. Ces deux productions occupent une place de choix dans l’alimentation des populations gabonaises et présentent des possibilités de commercialisation sur les marchés locaux. En soutenant leur culture, le programme contribue de facto à renforcer les capacités productives des coopératives féminines et à favoriser l’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires.

Au-delà de l’augmentation espérée des récoltes, l’enjeu réside également dans l’amélioration des conditions de travail des agricultrices. L’accès à des équipements adaptés et à des formations peut contribuer à réduire certaines contraintes liées aux travaux agricoles, à améliorer les rendements et à encourager une organisation plus efficace des activités au sein des coopératives.

Pour les femmes de Nkokloa, cet appui représente aussi une possibilité de consolider leur indépendance financière. Des activités agricoles mieux structurées et plus productives peuvent favoriser une augmentation des revenus, une meilleure prise en charge des besoins familiaux et une participation accrue à la vie économique de leur communauté.

Cette dynamique peut également ouvrir des perspectives professionnelles aux femmes rurales, en renforçant leurs compétences et leur capacité à gérer collectivement des activités génératrices de revenus. En s’organisant au sein de coopératives, elles disposent d’un cadre propice à la mutualisation des moyens, au partage des connaissances et à une meilleure défense de leurs intérêts économiques.

Toutefois, les effets durables de cet investissement dépendront notamment de la continuité de l’accompagnement, de l’accès aux débouchés commerciaux, de la disponibilité des moyens de transport et de la capacité des bénéficiaires à pérenniser leurs activités au-delà du financement initial.

Force est de préciser que l’initiative de l’OIF conforte davantage le rôle que peuvent jouer les femmes rurales dans le développement agricole et économique du Gabon. En renforçant leurs capacités de production, le programme est susceptible de contribuer à la sécurité alimentaire, à la création de revenus et à la vitalité économique de Nkokloa et de ses environs.

À Nkokloa, le financement de l’OIF constitue ainsi une opportunité pour les agricultrices de consolider leurs activités et de renforcer leur autonomie.

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