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Aviation civile : le Gabon féminise le métier de marshaller sous l’impulsion du président Oligui Nguema

Par Stive Roméo Makanga

Le Gabon franchit une étape symbolique et stratégique dans le secteur de l’aviation civile. À l’initiative du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, un programme ambitieux de formation a permis l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels hautement qualifiés, marquée par une avancée notable : la féminisation du métier de marshaller, jusque-là exclusivement masculin dans la sous-région.

Ce vendredi 10 avril, à l’aéroport international Aéroport international Léon-Mba, cinq jeunes femmes ont officiellement démontré leur savoir-faire en guidant au sol des aéronefs, notamment un Boeing 737 NG de la compagnie ASKY Airlines, avant d’enchaîner avec un appareil d’Ethiopian Airlines. Une première dans un environnement technique exigeant, où la précision et la maîtrise des procédures sont essentielles.

Une vue de deux nouvelles recrues

Cette avancée s’inscrit dans un programme porté par la Présidence de la République, visant à renforcer la sécurité des pavillons présidentiels lors des déplacements officiels à travers le pays. L’objectif est clair : doter l’État d’un personnel spécialisé, formé aux standards internationaux, capable d’intervenir efficacement sur les plateformes aéroportuaires.

Quelques nouveaux marshallers

Dans ce cadre, 45 jeunes Gabonais ont été sélectionnés pour bénéficier d’une formation pointue dans les métiers de l’aviation. Parmi eux, cinq femmes marshallers, une première dans la sous-région, viennent bousculer les codes d’un métier historiquement réservé aux hommes.

Pour Ivana Minkué, l’une des nouvelles recrues, cette évolution est porteuse d’un message fort : « Le métier de marshaller n’est plus aujourd’hui un métier essentiellement masculin. Les femmes peuvent oser, et elles le font très bien », a-t-elle affirmé avec conviction.

Une marshaller, satisfaite de sa formation

Même lecture du côté du Pr Gael Ndombi-Sow, qui voit dans cette initiative une volonté politique assumée : « Je pense que c’est une volonté du président de la République d’ouvrir les métiers pointus à la gente féminine ».

Le commandant de bord Joseph Bahangulu abonde dans le même sens, en rappelant que la profession de marshaller était traditionnellement réservée aux hommes. Son ouverture aux femmes constitue, selon lui, « une avancée significative » pour le secteur.

Au-delà de la dimension sociale, cette initiative positionne le Gabon comme un acteur innovant dans la sous-région en matière de formation aux métiers spécialisés de l’aviation. En conjuguant exigence technique et inclusion, les autorités gabonaises entendent moderniser un secteur stratégique tout en promouvant l’égalité des chances.

À travers cette réforme, le président Brice Clotaire Oligui Nguema marque ainsi des points, tant sur le plan de la sécurisation des opérations aériennes que sur celui de la valorisation du capital humain national.

Une dynamique qui pourrait inspirer d’autres pays de la sous-région, où la féminisation des métiers techniques demeure encore marginale.

Pour rappel, le métier de marshaller, également appelé agent de guidage au sol, est une fonction essentielle dans l’aviation civile. Il consiste à diriger les aéronefs lors de leurs déplacements sur le tarmac, notamment lors des phases de stationnement, de départ ou de repositionnement. À l’aide de signaux visuels codifiés, souvent réalisés avec des palettes ou des bâtons lumineux, le marshaller communique directement avec le pilote afin de garantir des manœuvres sûres et précises. Ce rôle exige une parfaite maîtrise des procédures de sécurité, une grande vigilance et une coordination étroite avec les équipes au sol. Véritable maillon clé des opérations aéroportuaires, le marshaller contribue à prévenir les incidents, à optimiser la fluidité du trafic et à assurer la sécurité des passagers, des équipages et des infrastructures.

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