Dialogue social : au PNPE, la méthode du pragmatisme
Par Stive Roméo Makanga
La stabilité sociale ne se décrète pas. Elle se construit, patiemment, dans des espaces où la parole circule, où les intérêts divergents s’expriment sans s’affronter, et où l’État assume son rôle d’arbitre et de facilitateur. La séance de travail tenue ce vendredi 23 janvier, à la salle polyvalente du Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE), en a donné une illustration concrète.
Autour de la table, la ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba, les responsables syndicaux du secteur privé, ainsi que les équipes administratives concernées. L’objectif était clair : renforcer le dialogue social, consolider les bases d’une paix sociale durable dans les entreprises, et préparer l’organisation des prochaines élections professionnelles. Une démarche pleinement conforme à la vision impulsée par le Vice-Président du Gouvernement, sur instruction du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Une vue de la rencontre
Si cette rencontre s’inscrit dans une dynamique gouvernementale plus large, elle porte également la marque d’une méthode. Celle défendue par Pascal Franck Nze Ndong Nze, directeur général du PNPE, dont le pragmatisme et le sens managérial s’affirment progressivement comme des leviers essentiels de crédibilisation de l’action publique dans le champ sensible de l’emploi et du dialogue social.
Une vue des participants
Depuis son arrivée à la tête du PNPE, l’ambition est assumée : faire de cette structure un outil plus efficient, moins administratif, davantage orienté vers les résultats. Une orientation qui n’a rien d’anodin dans un pays où les politiques de l’emploi ont longtemps souffert d’un déficit de coordination et d’impact mesurable. Pour Pascal Franck Nze Ndong Nze, le dialogue social ne peut être un exercice incantatoire ; il doit produire des cadres clairs, des règles acceptées et des mécanismes de régulation crédibles.
Le patron du PNPE, Pascal Franck Nze Ndong Nze
Cette approche s’inscrit en droite ligne de la vision du Chef de l’État, qui fait de la stabilité sociale et de la restauration de la confiance entre l’État, les partenaires sociaux et le secteur privé des conditions préalables à toute stratégie de relance économique. Dans un contexte de transition institutionnelle, l’enjeu dépasse la seule organisation d’élections professionnelles : il s’agit de refonder les bases du compromis social.
Une vue du membre du gouvernement
Le profil même du directeur général du PNPE éclaire cette orientation. Expert en finance, en banque et en employabilité, Pascal Franck Nze Ndong Nze aborde les questions sociales avec une grille de lecture économique assumée. Pour lui, l’emploi n’est pas seulement une variable sociale, mais un facteur de stabilité macroéconomique, de compétitivité des entreprises et de cohésion nationale. Une vision transversale qui explique sa capacité à dialoguer aussi bien avec les syndicats qu’avec les administrations et les acteurs économiques.
La réunion du 23 janvier n’a pas vocation à produire des effets spectaculaires immédiats. Elle s’inscrit dans un temps plus long, celui de la reconstruction méthodique des relations professionnelles. Mais elle révèle une inflexion : celle d’un État qui privilégie la concertation à la crispation, et d’une administration de l’emploi qui cherche à se rendre utile avant d’être visible.
À l’heure où le Gabon cherche à concilier transition politique, relance économique et apaisement social, cette approche pragmatique pourrait bien constituer l’un des piliers silencieux, mais décisifs, de la stabilité à venir.



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