Élection à la Fegafoot : Axel Nguema Edu dénonce un processus électoral opaque
Par Ange Mba
L’année 2026 s’annonce décisive pour le football gabonais avec l’élection à la présidence de la Fédération gabonaise de football. À un peu plus d’un mois du scrutin prévu le samedi 18 avril 2026, des voix commencent déjà à s’élever pour dénoncer certaines irrégularités dans l’organisation du processus électoral. Candidat déclaré à cette élection, le Dr Axel Nguema Edu a, au cours d’un point de presse, soulevé plusieurs observations qui, selon lui, pourraient entacher la transparence du scrutin.
Tout commence avec la publication du calendrier électoral par le comité exécutif de la Fegafoot, sous la supervision de Jean-Luc Ndong, président de la commission électorale. Le candidat critique notamment la période retenue pour le dépôt des candidatures, fixée du 9 au 18 mars 2026. Une échéance jugée trop courte et tardive, qui compliquerait la constitution complète des dossiers de candidature.
Mais les préoccupations du Dr Axel Nguema Edu ne s’arrêtent pas là. Il pointe également du doigt le manque de clarté dans l’organisation structurelle de la fédération. En effet, conformément à l’article 12 des statuts de la Fegafoot, la liste officielle des membres devrait être accessible. Or, selon lui, cette liste n’est toujours pas rendue publique à ce jour.
Le candidat évoque aussi d’autres irrégularités, concernant les clubs féminins. D’après les statuts de la fédération, les deux premiers clubs du championnat de première division (D1) féminine de la saison précédente devraient automatiquement être membres de droit de la Fegafoot. Pourtant, aucun championnat féminin n’aurait été officiellement enregistré depuis deux ans. Dans ces conditions, comment alors identifier réellement les clubs concernés ?
Face à ces constats qu’il juge préoccupants, le Dr Axel Nguema Edu affirme avoir rapidement saisi le président de la commission électorale par une requête officielle afin de signaler les limites d’un processus électoral qu’il estime fragilisé. C’est pourquoi il sollicite de la commission électorale de prendre les mesures suivantes :
- la publication sans délai et actualisée la liste des membres du congrès ;
- la prolongation du délai de dépôt des candidatures d’au moins 25 jours ;
- l’établissement et la diffusion de standards et de parrainages clairs.
Pour lui, plusieurs décisions prises dans l’organisation de cette élection pourraient laisser penser qu’elles favoriseraient un seul candidat et ne rendraient pas crédibles les aspirations des Gabonaises et des Gabonais. Il est donc temps de tourner la page des pratiques de la quatrième République et de s’engager résolument dans la voie de la refondation, de la transparence et de l’expérience.



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