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Gabon/climat post-électoral : des voix s’élèvent contre des irrégularités manifestes dans le 5ᵉ arrondissement

Par Cadette Ondo Eyi

À Libreville, le climat post-électoral demeure marqué par des tensions et des interrogations persistantes. Le collectif des anciens candidats aux élections législatives et municipales de 2025 du cinquième arrondissement de Libreville est récemment monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« irrégularités manifestes » dans le processus de compilation et de publication des résultats.

Selon une déclaration rendue publique par Georgette Gnoungou, porte-parole du collectif, les faits remontent au lundi 29 septembre 2025. Ce jour-là, l’ensemble des candidats s’était réuni à la mairie du cinquième arrondissement dans le but d’obtenir des éclaircissements sur les résultats proclamés la veille. Cependant, cette rencontre, censée apaiser les esprits et garantir la transparence du processus électoral, a plutôt suscité une vive stupéfaction parmi les participants.

Le collectif affirme avoir constaté des modifications substantielles apportées aux procès-verbaux issus des bureaux de vote. Ces documents, pourtant affichés lors des opérations de dépouillement, auraient été altérés par la commission locale compétente. Parmi les anomalies relevées figure notamment la disparition de certains noms de candidats sur les listes officielles, une situation jugée particulièrement préoccupante par les concernés.

Face à ces faits, les anciens candidats ont décidé de hausser le ton. Ils réaffirment leur soutien moral, citoyen et républicain à Arsène Edouard Nkoghe Nze, lui aussi ancien candidat à ce scrutin, tout en annonçant leur intention de se constituer partie civile. Cette démarche vise à dénoncer les insuffisances organisationnelles ayant entaché, selon eux, la crédibilité du processus électoral dans leur circonscription politique.

Au-delà de la contestation, le collectif se veut également porteur d’un message d’apaisement. Il appelle les populations du cinquième arrondissement de Libreville à faire preuve d’unité, de vigilance et d’un attachement indéfectible aux valeurs républicaines. Dans un contexte où la confiance dans les institutions constitue un pilier fondamental de la démocratie, les signataires insistent sur la nécessité de privilégier le dialogue, la paix et le respect des cadres institutionnels.

Cette affaire relance ainsi le débat sur la transparence électorale au Gabon, mettant en lumière les défis persistants liés à l’organisation et à la gestion des scrutins locaux.

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