Gestion municipale et soupçons d’ingérence : mise au point face aux critiques visant le maire de Libreville et le secrétariat général de la Présidence
Par la Rédaction
Suite à la publication du média en ligne Dépêche 241, article paru l mardi 24 Février 2026 sur l’absence d’un cabinet du maire , la non-tenue d’un conseil municipal et la prétendue immixtion du secrétaire général de la Présidence de la République dans la gestion municipale.
Je tiens à apporter les précisions suivantes pour rétablir la vérité.
Cet article contient des inexactitudes factuelles qui nuisent à l’image des institutions et ne reflète pas la réalité des faits.
Sur l’absence d’un cabinet et la non-tenue d’un conseil municipal : le maire Pierre Mathieu Obame Etoughe a opté pour une gestion par objectif de performance managériale axée sur un tableau de bord trimestriel (sur cent jours) afin d’optimiser le budget, assaissainir le fichier municipal et harmoniser les services techniques comme nous le rappelions déjà lors du droit de réponse à Gabon Média Time sur l’article concernant l’absence du maire sur le terrain.Donc, contrairement à ce que vous avez écrit, Pierre Mathieu Obame Etoughe suit pleinement toutes les étapes de son projet.
Aussi, avant d’être un homme politique, c’est un administrateur qui excelle dans la gestion méthodique d’une administration, il a décidé de faire un état des lieux en prenant la gestion de la commune comme tout bon manager. On ne gère pas l’action publique avec les émotions.
Au delà de vos griefs, plusieurs actions à l’actif de Pierre Mathieu Obame Etoughe dépuis son arrivée à la tête de la mairie de Libreville, comme en témoigne d’ailleurs le reportage de Gabon 24 de ce lundi qui présente une institution en pleine transformation et des collaborateurs remobilisés. C’est dire qu’il ne gère pas l’institution municipale dans l’anarchie ou du pilotage à vue.
Sur l’affirmation d’immixtion du secrétaire général de la présidence de la République dans la désignation et l’élection de Pierre Mathieu Obame Etoughe à la tête de la mairie au motif qu’elle serait matrimonialement proche de ce dernier : Le secrétaire général de la présidence n’est pas intervenue dans cette procédure qui relève exclusivement du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat et de l’exécutif du parti, de l’expression d’un râlebole populaire de ne plus vouloir certaines têtes aux manettes des institutions, et surtout, en considération du curriculum vitæ de tout un chacun.
Le secrétaire général de la présidence de la République et le maire de Libreville ne traînent pas des casseroles comme certains que vous citez en exemple dans votre article, juste à titre de rappel.
Enfin, dans le fond, le projet de ceux et celles qui ont inspiré votre article est de vouloir saper l’oeuvre immense entamée par le secrétaire général de la présidence de la République dépuis la transition à travers sa gestion maestriale de cette période sensible de notre pays et cette entreprise par Pierre Mathieu Obame Etoughe à la tête de la commune de Libreville dépuis bientôt cent (100) jours.
Les actions de Monsieur Pierre Mathieu Obame Etoughe et des services de la présidence de la République s’inscrivent dans le cadre du respect des procédures, garantissant la légalité des actions engagées.
Je vous recommande à cet effet, de bien vouloir mener des investigations sérieuses dans vos prochaines éditions afin de garantir l’objectivité de vos récits et de mieux informer l’opinion. Et non, publier des articles commandés qui portent atteinte à la vie privée des autorités de la République. Car, cela changera quoi dans l’assiette du Gabonais de savoir que le maire aurait des liens matrimoniaux avec le secrétaire général de la présidence de la République ?
Jean Jacques ABOGHE
Observateur et analyste de l’actualité politique gabonaise.



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