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Gabon/Hajj 2026 : les futurs pèlerins officiellement accompagnés vers La Mecque

Par Jimmy Mandoukou

Jeudi 14 mai, la mosquée centrale de Libreville vibrait au rythme d’une ferveur discrète mais profonde. Ce jour-là, ce ne fut pas une simple cérémonie, mais un véritable au revoir chargé d’émotion et de spiritualité offert aux futurs pèlerins du Hajj 2026. Organisée par le comité national du Hajj, la rencontre a vu la remise officielle de kits d’accompagnement et d’attestations de formation aux musulmans qui s’apprêtent à fouler la terre sainte de La Mecque.

L’ombre bienveillante du chef de la communauté musulmane du Gabon, Son Excellence Abdu Razzaq Guy Kambogo, planait sur l’assemblée, mais des obligations de dernière minute l’ont empêché de faire le déplacement. C’est donc avec une élégance institutionnelle que Son Excellence Abou Salah Moussavou, secrétaire exécutif du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon, a pris le relais pour présider cette cérémonie modeste mais empreinte de solennité.

Vue des participants au Hajj 2026

La soirée s’est ouverte par une lecture méditative du Saint-Coran, confiée à l’imam Cheikh Tidjane Maranga, dont la voix a immédiatement plongé l’assistance dans un climat de recueillement. Puis la parole a été donnée à l’imam Tidjane, président du comité du Hajj Gabon, dont le discours a oscillé entre gratitude et mise en garde fraternelle. Il a tenu à saluer le soutien indéfectible du chef de la communauté, tout en rappelant les coulisses tumultueuses de cette édition : « Un long fleuve pas toujours tranquille », a-t-il confié, évoquant les exigences inédites des autorités saoudiennes, les réservations de tentes à Mina, les hébergements à Médine et La Mecque, sans oublier les transports terrestres. Aux pèlerins, il a adressé un message vibrant, les invitant à voir dans le Hajj un miroir de leur propre patience, de leur tolérance face à la foule, de leur endurance sous la chaleur et le stress. « La véritable servitude à Allah passe par ces sacrifices », a-t-il martelé.

Une autre vue des participants 

L’imam Souleymane, artisan de la formation des futurs pèlerins, a ensuite pris la parole pour retracer deux mois d’un travail acharné. Du 5 avril au 10 mai, les séances ont été déployées en deux formats : en ligne pour les pèlerins de l’intérieur du pays, et en présentiel à Libreville, avec des étapes complémentaires mêlant fraternité, décision spirituelle et préparation rituelle. Une organisation pensée pour que la distance géographique ne devienne jamais un obstacle à la foi.

Ici la remise des kits

Puis ce fut au tour d’une représentante des pèlerins de briser le silence, la voix tremblante d’une émotion à peine retenue. « Le Hajj est un appel d’Allah, et nous venons répondre à cet appel », a-t-elle lancé, remerciant chaleureusement le comité pour les visas, les billets, l’hébergement, mais aussi les imams de la mosquée centrale qui, pendant deux mois, les ont guidés par leurs paroles et leurs actes. Une mention spéciale a été adressée aux papas techniciens, présents chaque jour dès 16h30 pour accompagner les pèlerins. « Cette année, le Hajj est différent, a-t-elle souligné, Allah nous a accompagnés jusque dans la visite des patients et des pèlerins. » Son douwa, sa prière, a été une supplique simple et puissante : qu’Allah les accompagne et leur accorde la grâce du Hajj 2026.

Enfin, Son Excellence Hadj Abdousalam Moussavou, secrétaire exécutif du Conseil supérieur, a clos les discours par une bénédiction officielle avant que ne commence la distribution tant attendue des kits et des attestations. Dans une ambiance fraternelle, chaque pèlerin est reparti avec son précieux sésame, avant que tous ne se rassemblent pour une photo de famille venue sceller cette rencontre.

La mosquée centrale s’est peu à peu vidée, mais les cœurs, eux, restaient pleins. Pleins de ce mélange unique d’appréhension et de joie, de fatigue et d’espérance, qui précède tout grand départ. Direction La Mecque. Et si Allah le veut, le paradis.

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