Le dialogue, levier d’une République en action
Par Jimmy Mandoukou
Ce mercredi 21 janvier 2026, une salle de presse attentive écoutait Théophane Nzame-Nze Biyoghe, le porte-parole de la Présidence de la République. À 33 ans, cet ancien lauréat de concours d’éloquence incarne une nouvelle voix pour le Gabon. Sa conférence, loin des annonces descendantes, a dessiné les contours d’une gouvernance du dialogue et de la transparence, une communication directe érigée en priorité.
Au cœur des échanges, une urgence nationale : sauver l’année scolaire. Face à une grève des enseignants qui dure depuis bientôt un mois, l’appel a été solennel et collectif. « Il est impératif collectivement de sauver l’année scolaire de nos enfants », a lancé le porte-parole. Cet appel à la raison n’est pas un vœu pieux, mais s’appuie sur des actions concrètes déjà engagées par le gouvernement. Pour répondre aux revendications légitimes des enseignants, plusieurs mesures progressives sont en cours de déploiement:
· Intégration en solde de 328 nouveaux enseignants
· Mise en présalaire de 692 sortants des écoles normales
· Régularisation de 1 810 anciens enseignants bénévoles
· Traitement progressif de 4 000 dossiers administratifs (titularisations et avancements)
Cette démarche prouve une écoute active et une volonté de débloquer des situations parfois anciennes. Le message est clair : l’État agit, mais a besoin de l’apaisement et du sens des responsabilités de tous pour que les enfants retrouvent le chemin de l’école.
Sur un autre sujet d’actualité, les récentes interpellations, le porte-parole a rappelé un principe fondamental : « La Présidence de la République n’est pas ordonnatrice des interpellations ». Cette déclaration forte réaffirme la séparation des pouvoirs et la primauté de la loi. Elle souligne que dans la Ve République, aucune activité, si noble soit sa cause, ne peut se soustraire au cadre légal. Cette rigueur juridique est le socle sur lequel se construit une nation moderne et équitable.
L’action gouvernementale ne se limite pas aux crises immédiates. Elle s’inscrit dans une refonte profonde de l’État. Un vaste chantier d’harmonisation de plus d’un millier de textes administratifs avec la nouvelle Constitution est en cours, afin d’adapter pleinement l’appareil d’État aux exigences de la Ve République. Parallèlement, le président Brice Clotaire Oligui Nguema est sur le terrain, lors d’une tournée républicaine dans l’Ogooué-Ivindo, pour ritualiser le projet minier de Belinga et inaugurer des chantiers de développement. Sur le front économique, la mise en place du « Plan FAST » vise à soutenir la transformation du pays par un appui bancaire renforcé aux projets publics et une amélioration des conditions de vie.
La conférence de presse de Théophane Nzame-Nze Biyoghe a ainsi révélé plus qu’une série d’annonces. Elle a offert un instantané d’une nation en mouvement, qui assume ses défis avec franchise et travaille à ses fondations. Entre l’urgence sociale, le respect scrupuleux du droit et les grands chantiers structurants, le Gabon avance, porté par une communication qui assume de dire et d’expliquer. Une République qui ne se contente pas de gérer, mais qui construit, en parlant à son peuple.



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