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Owendo : Pharel Boukika Mouketou ouvre sa campagne dans la sérénité

Par Joseph Moundruma

Ambiance électrique jeudi soir au quartier Razel, dans le premier arrondissement d’Owendo, où l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a donné le coup d’envoi officiel de sa campagne électorale. Son candidat, Pharel Boukika Mouketou, a tenu un discours offensif et porteur d’espérance, invitant les habitants à rompre avec les pratiques du passé et à choisir une nouvelle voie pour la commune.

Dès l’entame, il a pointé du doigt « l’accaparement du pouvoir par une seule famille depuis trop longtemps », une situation qu’il estime être à l’origine du retard économique et social d’Owendo. Pour lui, « le moment est venu de tourner la page » et d’ouvrir une ère d’alternance politique au service exclusif des citoyens.

Une vue des populations

Dans son projet, le candidat de l’UDIS a mis l’accent sur trois engagements majeurs. Le premier vise à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes grâce à une charte locale de l’emploi. Ce dispositif obligerait les entreprises présentes dans la commune à recruter en priorité les jeunes diplômés et travailleurs d’Owendo. « Les richesses de notre sol ne doivent pas profiter seulement à quelques-uns. Elles doivent créer des emplois pour les enfants de cette ville », a-t-il lancé sous les applaudissements.

La seconde priorité s’adresse aux petits commerçants et entrepreneurs locaux, étranglés par des taxes jugées excessives. Pharel Boukika Mouketou propose d’alléger ces charges fiscales, voire d’en supprimer certaines, tout en facilitant l’accès au crédit grâce à la Banque de l’Entrepreneuriat. Selon lui, c’est une condition indispensable pour redonner de l’élan à l’économie de proximité et améliorer le quotidien des familles.

Enfin, il a mis en avant la protection des personnes fragiles (veuves, orphelins, personnes vivant avec un handicap) en dénonçant le détournement récurrent de fonds pourtant affectés à leur accompagnement. Il a promis un suivi rigoureux de ces budgets, afin qu’ils bénéficient effectivement à ceux qui en ont besoin.

Évoquant les critiques passées contre le président de l’UDIS, Hervé Patrick Opiangha, le candidat a qualifié ces attaques de « cabale montée de toutes pièces ». Il a rappelé avoir toujours soutenu son leader, soulignant sa fidélité et sa constance, qu’il considère comme des qualités essentielles dans l’action publique.

Très critique envers la gestion municipale, il a interpellé les habitants : « En dix ans, plus de 35 milliards de francs CFA ont été attribués à la mairie d’Owendo. Et pourtant, nos routes sont impraticables, nos marchés délabrés et nos jeunes désœuvrés. Cette situation est inacceptable. »

En prenant la parole devant les habitants du Cap Caravane, Pharel Boukika Mouketou a voulu incarner l’image d’une alternative crédible, centrée sur l’emploi, la transparence et la justice sociale. Avec ce lancement de campagne, l’UDIS espère convaincre que l’avenir d’Owendo peut s’écrire autrement, à condition de donner une chance à une nouvelle génération de responsables politiques.

 

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