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Situation critique des agents permanents du PDG : appel urgent à l’aide

Par Hugor Mamboundou Boussamba

Les agents permanents du Parti Démocratique Gabonais (PDG) ont exprimé la veille , leur profonde détresse lors d’une conférence de presse tenue à Libreville. Depuis dix-huit mois, ces employés, pourtant sous contrat et affiliés à la CNSS, ne perçoivent plus leurs salaires, plongeant 146 familles dans une précarité extrême.

En effet, le porte-parole du collectif, a dressé un constat accablant : « Nous sommes abandonnés par la direction actuelle du PDG qui reste sourde à nos appels. Pourtant, sous les précédents dirigeants, cette situation inhumaine n’aurait jamais existé. »

Une vue des agents

Aujourd’hui, la situation décrite par les agents permanents atteint des proportions dramatiques. Certains, incapables de payer leurs loyers depuis dix-sept mois, se retrouvent à la rue. Les conséquences sanitaires sont tout aussi alarmantes : deux décès directement liés à la précarité, un cas d’amputation faute de soins médicaux, et plusieurs cas graves d’insuffisance rénale et d’AVC non traités faute de moyens.

Face à cette urgence humanitaire, les agents se tournent vers le chef de l’État : « Monsieur le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, nous vous implorons. Après des décennies de service, nous voilà réduits à mendier pour survivre. »

Leur appel, chargé d’émotion, traduit un désespoir grandissant.Ce qui frappe dans ce témoignage collectif, c’est la loyauté paradoxale dont font preuve ces agents envers leur parti. Malgré leur extrême détresse, ils ont refusé de saisir les instances judiciaires ou l’Inspection du Travail. « Par respect pour la mémoire du président fondateur Omar Bongo Ondimba, nous avons voulu régler ce différend en interne, selon notre tradition qui veut que le linge sale se lave en famille », explique le porte-parole.

Mais cette retenue a ses limites. Après près de deux années de privations, les agents permanents du PDG ont finalement décidé de briser le silence. « Nous sommes à bout. Notre dignité est bafouée, notre santé sacrifiée. Monsieur le Président, vous qui incarnez le renouveau, tendez-nous la main avant qu’il ne soit trop tard », concluent-ils, l’émotion au bord des larmes.

Cette crise met en exergue les conséquences humaines de la transition politique en cours au Gabon. Les agents du PDG, autrefois privilégiés, apparaissent aujourd’hui comme les victimes collatérales d’un système en pleine recomposition. Leur détresse soulève des questions fondamentales sur la protection sociale des travailleurs, quelle que soit leur affiliation politique.

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