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Sports scolaire et universitaire : le ministre exige une restructuration urgente

Par Ange Mba

‎Les audiences se sont poursuivies ce jour au ministère des Sports avec la réception simultanée de la FEGASS (Fédération gabonaise du sport scolaire) et de la FEGASU (Fédération gabonaise du sport universitaire).

‎Ces échanges ont permis au ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, de mieux comprendre le fonctionnement de ces deux entités, mais surtout d’identifier les dysfonctionnements qui freinent le développement du sport en milieu scolaire et universitaire.

‎La réunion, jugée constructive, a débouché sur une volonté claire de redéfinir l’organisation, ainsi que les rôles et missions de chaque structure, notamment dans la gestion des jeux scolaires et universitaires, qui peinent encore à se structurer efficacement. Le ministre a insisté sur une priorité d’organiser et promouvoir réellement la pratique du sport dans les établissements.

‎Créée en 2000, la FEGASS revendique près de 60 000 élèves et étudiants pour environ 600 licenciés, représentant un important vivier d’athlètes. Pourtant, un constat majeur s’impose aucune compétition régulière n’est organisée, ce qui illustre un décalage entre le potentiel existant et la réalité du terrain.

‎Face à cela, le ministre a été ferme. Les deux fédérations disposent d’un délai d’un mois pour présenter un calendrier officiel d’activités sportives, en collaboration avec le CNOG. Il a également pointé un manque de collaboration entre les structures, qualifié d’erreur majeure qui nuit à l’efficacité du système.

‎Autre exigence, la mise en place d’une base de données nationale recensant les disciplines pratiquées dans les établissements scolaires et universitaires, ainsi que les infrastructures disponibles. Un outil essentiel pour planifier une politique sportive cohérente.

‎Au cours des échanges, un constat commun a émergé, comme beaucoup de fédérations, ces structures font face à des difficultés financières et infrastructurelles. Mais pour le ministre, la priorité reste la mise en conformité administrative. Les fédérations non à jour dans leurs documents ne pourront plus bénéficier de l’aide de l’État.

‎Après des années de fonctionnement approximatif, le sport scolaire et universitaire est appelé à entrer dans une nouvelle ère, basée sur la planification, la transparence et la performance organisationnelle. Le défi est désormais clair, transformer le potentiel de la jeunesse gabonaise en résultats concrets sur le terrain.

‎Reste à savoir si les fédérations sauront saisir cette exigence ministérielle comme une contrainte… ou comme l’opportunité de refonder durablement leur système.

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