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Gabon/Foncier : la SNI rappelle les règles de régularisation et dénonce des tentatives de spéculation

Par Stive Roméo Makanga 

Dans un communiqué officiel publié le 20 avril 2026 finissant, et dont notre Rédaction a obtenu copie, la Société Nationale Immobilière (SNI), en collaboration avec le Ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre du Gabon, a précisé les modalités en vigueur concernant les opérations de régularisation foncière au Gabon.

Dans ce document, la SNI rappelle que la procédure de régularisation est strictement réservée aux parcelles déjà bâties. Elle fixe, à cet effet, des tarifs préférentiels selon la superficie :

– 600 000 FCFA pour les terrains compris entre 1 et 2 000 m² ;

– 1 200 000 FCFA pour ceux allant de 2 001 à 4 999 m².

S’agissant des nouvelles acquisitions sur les sites ayant bénéficié de travaux d’aménagement (notamment le nettoyage des zones non bâties et l’entretien des réseaux d’assainissement) le prix de vente est maintenu à 5 500 FCFA le m² pour l’ensemble des citoyens gabonais.

Dans son communiqué, la Direction générale de la SNI exprime toutefois son inquiétude face à ce qu’elle qualifie de velléités de spéculation foncière. Certains occupants revendiqueraient en effet la régularisation de superficies dépassant parfois les 5 000 m², qu’elles soient bâties ou non.

Une pratique que l’entreprise publique juge contraire aux principes d’aménagement urbain. Elle rappelle que la gestion des espaces non bâtis est essentielle pour la réalisation des infrastructures collectives, notamment :

– des établissements scolaires (pré-primaire et lycée) ;

– des structures de santé ;

– des casernes de sapeurs-pompiers ;

– des commissariats ;

– des aires de jeux et espaces verts.

Face à ces dérives, la SNI se montre ferme : aucune demande à caractère spéculatif ne sera acceptée, au nom de la préservation de l’intérêt général et d’un développement urbain cohérent.

À travers cette mise au point, les autorités entendent ainsi encadrer davantage les opérations foncières et prévenir toute appropriation abusive des espaces destinés aux équipements publics.

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