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Gabon/Loi 20 : la Vice-Présidence du Gouvernement reprend les discussions entre Perenco et les syndicats pétroliers

Par Stive Roméo Makanga

Les négociations autour de la très controversée Loi 20 ont repris, vendredi 22 mai, à la Vice-présidence du gouvernement, dans un contexte marqué par des divergences persistantes entre les représentants de l’État, les syndicats du secteur pétrolier et la société Perenco. Pendant plus de quatre heures, les échanges se sont déroulés à huis clos dans la salle de réunion de la Vice-présidence, sous la conduite du vice-président du gouvernement, entouré des ministres du Pétrole et du Travail ainsi que du président de la commission chargée du dossier.

 

Autour de la table figuraient également les responsables des principales organisations syndicales du secteur pétrolier:  l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), le Syndicat des agents du pétrole (SAP) et le Syndicat des employés et ouvriers des raffineries, pétroles et activités connexes (SEERPAC), aux côtés des représentants de Perenco, acteur majeur de l’industrie pétrolière gabonaise.

Selon plusieurs participants, les discussions ont rapidement révélé l’ampleur des désaccords qui subsistent sur l’application de la Loi 20. Les débats, parfois vifs, ont opposé les préoccupations sociales défendues par les syndicats aux impératifs techniques et économiques avancés par l’entreprise pétrolière.

Face à ces positions difficilement conciliables, les autorités ont choisi de privilégier une approche progressive. Le vice-président du gouvernement a ainsi décidé du lancement, dès samedi 23 mai, d’une phase de simulations techniques pilotée sous l’égide de la commission compétente. Cette étape doit permettre d’évaluer concrètement les effets des mécanismes envisagés dans le cadre de la réforme.

Une nouvelle réunion a été programmée pour le mardi 26 mai afin de faire le point sur les conclusions issues de ces travaux préparatoires. D’ici là, les différentes parties sont appelées à poursuivre les concertations dans l’espoir de parvenir à un compromis susceptible d’apaiser un climat social devenu particulièrement sensible dans le secteur pétrolier.

La séance, ouverte à 16 heures, s’est achevée à 20 h 30, signe de la complexité d’un dossier dont les enjeux dépassent désormais le seul cadre des relations professionnelles pour toucher à l’équilibre économique et social du pays.

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