Communauté musulmane du Gabon : le témoignage de l’imam Benyamine Andjoua Obolo défend l’action du chef Abdu Razzaq Guy Kambogo
Par Stive Roméo Makanga
Dans un contexte marqué ces dernières années par des critiques et des tensions internes, la parole de l’imam Benyamine Andjoua Obolo vient apporter un éclairage sur l’action menée par le chef de la communauté musulmane du Gabon, Abdu Razzaq Guy Kambogo. Intervenant sur le plateau de la chaîne Nour TV, l’imam a tenu à rappeler que le leadership actuel de la communauté musulmane du Gabon est engagé dans un travail structuré, contrairement aux accusations formulées par certains détracteurs.
Au cœur de cette dynamique figurent notamment le plan d’action stratégique et la mise en place du Fonds islamique d’actions sociales (FIAS), deux instruments présentés comme essentiels pour renforcer l’organisation et la solidarité au sein de la communauté.
« Aujourd’hui nous avons un fonds qui va nous permettre de réaliser plusieurs actions », a déclaré l’imam Benyamine Andjoua Obolo. Il a tenu à préciser que ce dispositif appartient à l’ensemble des fidèles : « C’est le fonds de la communauté musulmane du Gabon et pour réussir, chacun doit se sentir concerné ».
Selon lui, la création de ce fonds illustre la volonté du chef de la communauté musulmane du Gabon d’organiser l’action sociale et de donner aux musulmans du pays des moyens concrets pour soutenir les plus vulnérables.
Au-delà des projets institutionnels, l’imam Benyamine Andjoua Obolo a également rappelé les actions de solidarité menées par le chef de la communauté musulmane, notamment l’assistance apportée aux fidèles malades ou traversant des moments difficiles.
Il a notamment évoqué le cas de l’acteur et réalisateur gabonais Van Mabadi, membre de la communauté musulmane récemment décédé, pour illustrer l’accompagnement discret mais réel dont bénéficient certains fidèles dans les moments d’épreuve.
Pour l’imam, ces initiatives démontrent que les accusations formulées par certains groupes critiques, notamment le Mouvement des jeunes leaders, ne reflètent pas la réalité du travail accompli au sein de la communauté.
Dans ce climat de polémique, certains opposants internes sont désormais surnommés les « frères Dalton », en référence humoristique aux personnages du célèbre univers de Lucky Luke. Parmi eux figureraient :
- « Joe Dalton », présenté comme le chef du groupe et surnommé « le gros ventre du désert » ;
- « William Dalton », alias Abou Maské ;
- « Jack Dalton », surnommé « l’imam noir et blanc » ;
- « Averell Dalton », alias Tourik « l’aigri », ainsi que leurs partisans.
Selon plusieurs observateurs de la communauté, ces critiques reposeraient sur des accusations que le témoignage de l’imam Benyamine Andjoua Obolo contribue aujourd’hui à contredire.
En effet, au cours de son intervention, l’imam a également rappelé les orientations données par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors d’une rencontre à Franceville.
« Lorsque le président nous a reçus à Franceville, il nous a dit : travaillez avec le chef de la communauté musulmane. Le chef de l’État nous demande de travailler avec lui. Et Allah a voulu que ce soit lui qui soit à la tête de la communauté », a-t-il affirmé.
Poursuivant son appel à la cohésion, il a insisté sur la responsabilité collective des fidèles :
« Notre devoir vis-à-vis de lui (…) c’est de l’accompagner et d’invoquer Allah pour lui. Sa réussite c’est la réussite de la communauté. Son échec c’est l’échec de la communauté ».
Pour lui, l’avenir de la communauté passe nécessairement par le rassemblement : « Nous devons nous réunir auprès de notre chef (Abdu Razzaq Guy Kambogo) et que demain soit meilleur qu’aujourd’hui ».
L’imam Benyamine Andjoua Obolo n’a pas occulté les divergences qui ont pu exister par le passé au sein de la communauté musulmane du Gabon, y compris entre lui et certains responsables. Toutefois, il estime que l’heure est désormais à l’apaisement.
« Quelque soit ce qu’on peut revendiquer, faisons-le avec la manière », a-t-il déclaré, invitant les musulmans dissidents à privilégier le dialogue et le respect de l’autorité.
Il a également tenu à remercier le chef de la communauté pour la confiance placée en lui : « J’aimerais remercier le chef de la Communauté, Son Excellence Abdu Razzaq Guy Kambogo, qui a bien voulu me mettre à la tête de ce fonds ».
« Nous avons un chef de la Communauté qui écoute et qui agit », a-t-il insisté.
Parmi les projets à venir figure également le lancement prochain des activités du fonds à travers un projet structurant : la construction de la première clinique du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques du Gabon à Port-Gentil.
Selon l’imam, un fidèle musulman a déjà offert un don de matériel divers pour soutenir cette initiative, après avoir appris la création de la structure sanitaire.
« C’est la première clinique du genre dans l’une des villes du Gabon », s’est-il félicité.
Au-delà de ses actions internes, la communauté musulmane du Gabon entend également accompagner les orientations nationales portées par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
L’objectif affiché est de contribuer aux efforts de développement dans des domaines tels que la formation des jeunes, l’emploi, l’autosuffisance alimentaire ou encore les actions sociales.
Autant de chantiers qui, selon les responsables religieux, témoignent de la volonté de la communauté musulmane du Gabon de renforcer son organisation tout en participant au développement du pays.



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