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Barreau du Gabon : Erlyne Antonella Ndembet s’est elle moquée de Bilie By Nze ?

Par Kongossanews

Par Stive Roméo Makanga

C’est la logique conclusion que l’on pourrait tirer, après lecture de la dernière livraison du très réputé hebdomadaire gabonais Échos du Nord.
Dans ses colonnes, le tabloïd révèle un fait survenu au cours d’un récent Conseil des ministres.
D’avance saisi par le barreau du Gabon à l’effet de faire entendre raison à Erlyne Antonella Ndembet, la garde des Sceaux, sur la nécessité et l’urgence d’emmener à la table des discussions les différentes parties belligérantes, ce après l’arrêt du Conseil d’État du 6 janvier dernier, lequel avait acté la d’échéance de Me Raymond Obame Sima à la tête de la principale maison des hommes en toges, Erlyne Antonella Ndembet semble s’être bien payée la tête du premier ministre.

En effet, le journal d’investigations et d’analyses révèle qu’à défaut d’oeuvrer dans cette perspective, l’objectif étant de régler une bonne fois pour toute le litige et de permettre un fonctionnement harmonieux du barreau, la garde des Sceaux aurait plutôt préféré, battant en brèche l’instruction de son chef, inviter ses laudateurs à la table des discussions.

L’objectif, assure un informateur à nos confrères d’Echos du Nord, étant d’essayer de maquignonner quelque chose de recevable au Conseil d’État, dans l’espoir de voir la haute juridiction administrative revenir sur son arrêt.
Mais l’article 59 de la loi sur la profession d’avocat au Gabon est explicite. Le bâtonnier intérimaire doit être élu par ses pairs, et non choisi par voie juridictionnelle.

“Sauf que la ministre ne veut pas de Me Lubin Ntoutoume, le bâtonnier sortant. C’est lui, au nom de la même voie, qui devrait organiser ce vote “, écrivent nos confrères d’Echos du Nord.
D’ailleurs, Me Gilbert Erangah et les autres auraient à nouveau saisi le Conseil d’État, lequel leur a pourtant déjà répondu “, précisent-ils.

En effet, ainsi que nous l’écrivions déjà, la haute juridiction administrative avait indiqué dans son arrêt du 28 avril dernier, n’être pas en droit de désigner un bâtonnier intérimaire. Sur quelle corde Erlyne Antonella Ndembet et les avocats dont elle serait proche comptent-ils pour faire plier le Conseil d’État ?

À cette interrogation cruciale, Échos du Nord croit savoir que de fortes sommes d’argent mobilisées à l’effet de la corruption transiteraient entre plusieurs protagonistes. “Dans cette affaire, Antonella Ndembet Damas aurait toujours l’appui de sa collègue Denise Mekam’ne, ministre des relations avec les institutions constitutionnelles”, écrit le tabloïd.

Entre ce qui se présente désormais comme une bravade au premier ministre, d’une instruction faite en présence d’Ali Bongo Ondimba en plein Conseil des ministres, c’est tout le gouvernement qui pourrait se retrouver empêtré.

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