Le Cercle des Médias Unis annonce porter plainte contre Kiki Lanlaire pour diffamation et appelle à l’unité nationale
Par Jimmy Mandoukou
Dans un point de presse tenu ce 11 août 2026 à Libreville, le Cercle des Médias Unis pour Brice Clotaire Oligui Nguema a livré une réponse cinglante à ce qu’il qualifie de « campagne de haine » orchestrée par Sieur Ange Landry Mbeng, alias Kiki Lanlaire, et ses relais. À l’heure où le Gabon panse ses plaies et retrouve une place de choix sur l’échiquier international, cette structure médiatique, emmenée par son président Kevin Yussef Mebalet, a choisi la fermeté. « Cette transformation spectaculaire et inédite sur l’ensemble du territoire ne doit pas être sabotée par des activistes de plateau et des politiciens perdus », a-t-il martelé, dressant un constat sans appel.
L’objet de leur colère ? Une série d’accusations proférées sur les réseaux sociaux, jugées « indignes » et dénuées de preuves. M. Mebalet a fustigé « un tissu d’accusations sans preuve, servies avec la violence verbale de celui qui veut exister en détruisant ». Sans citer directement toutes les allégations, il a dénoncé leur absence de fondement : prétendue suspension d’Internet, versement de 98,4 millions de francs CFA, attaques à la vie privée du président et de la première dame, ou encore une supposée mobilisation de 20 milliards pour une tournée africaine. « Beaucoup de bruit, aucune preuve. Une cacophonie indigne, qui insulte l’intelligence des Gabonaises et des Gabonais », a-t-il asséné.
Vue de Kevin Youssef Mebale (centre) lors de la lecture de son propos
Au-delà de l’indignation, le Cercle a posé une question de fond : « La liberté d’expression signifie-t-elle injures, diffamation et appels à la haine ? » Pour eux, la réponse est éminemment négative. Kevin Mebalet l’a rappelé avec force : « La liberté d’expression a des limites. Elle s’arrête là où commence la dignité des autres, la stabilité de l’État et la paix des familles. Diffamer, insulter, mentir au nom de la liberté, c’est tuer la liberté elle-même. » Cette mise en garde est aussi un appel à la responsabilité, alors que le Gabon s’engage dans l’ère de la Ve République.
Les attaques visant la famille du chef de l’État ont été qualifiées de « faute morale » insoutenable. « Aller jusqu’à instrumentaliser le deuil de sa propre mère, Sophie Ada Obiang, pour régler des comptes politiques, est une faute morale », a déploré le président du Cercle, dénonçant des méthodes qui « insultent l’intelligence » et la mémoire collective. Pour lui, le message est clair : la Ve République ne saurait être le théâtre de ces dérives.
Sur le plan juridique, le ton est monté d’un cran. Le Cercle a annoncé le dépôt d’une plainte contre Kiki Lanlaire pour « diffamation, outrage à chef d’État et atteinte à la dignité ». Mais la charge ne s’arrête pas aux frontières gabonaises. Les autorités françaises ont été interpellées, car « ces dérives se déroulent sur leur territoire et portent atteinte aux relations d’amitié entre nos deux pays ». Une pression diplomatique assumée : « La France, pays des droits de l’Homme, ne saurait servir de sanctuaire à ceux qui font de la haine leur fonds de commerce. »
Pourtant, Kevin Mebalet a tenu à rappeler le chemin parcouru. Il évoque la main tendue de la Transition, la tenue du dialogue national, le retour libre des exilés et des membres de la diaspora. « Aujourd’hui, nous sommes dans un État de droit, un État de lois et de règles. Un État où l’on débat, où l’on critique, mais où l’on ne ment pas impunément », a-t-il insisté. Mais il a également dénoncé « des ennemis de l’intérieur », des « pseudos conseillers » qui profiteraient de l’ombre pour déstabiliser. « La République vous voit. Et la République se défendra. »
Le président du Cercle des Médias Unis finit sur une note d’espoir et de mobilisation. « Le Gabon avance : des routes, des écoles, des hôpitaux. Une diplomatie respectée. Une économie en reprise. » Loin de se laisser distraire par les polémiques, le Cercle appelle les Gabonais à l’unité, au travail et à la vigilance. « Le mensonge court vite. La vérité, elle, arrive toujours à destination », a philosophé Kevin Mebalet, en forme de sentence finale, comme un serment républicain face à l’adversité.



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