Démission de Bonaventure Nzigou Manfoumbi : que s’est-il réellement passé ?
Par Ange Mba
La démission de Bonaventure Nzigou Manfoumbi soulève de nombreuses interrogations dans le milieu du noble art. Qu’est-ce qui a réellement poussé le sulfureux président de la fegaboxe à lâcher prise face à ses détracteurs ? Autant de questions qui ramènent l’opinion sportive à revisiter les circonstances ayant conduit à son accession à la tête de la Fédération gabonaise de boxe, avant un retour brutal à la réalité.
Peu après cette démission, le président Alain Otha a déclaré qu’il savait que Bonaventure Nzigou Manfoumbi finirait par quitter son poste. Dans une interview, il affirme que ni les menaces, ni les intimidations, ni les différentes pressions exercées n’auraient pu contraindre la Ligue de boxe de l’Estuaire, qu’il dirige, à cesser ses activités.
Le principal reproche adressé à l’ancien président de la Fegaboxe concerne la gestion controversée des ligues provinciales. Alors qu’une Ligue de boxe de l’Estuaire était déjà reconnue et active, une autre structure aurait été mise en place par Nzigou Manfoumbi, créant ainsi un climat de tension dans cette discipline. Une situation qualifiée par plusieurs encadreurs du milieu de véritable capharnaüm administratif et sportif.
Pour l’ancien président, cette crise met également en lumière le silence du ministère des Sports, accusé de ne pas avoir suffisamment accompagné l’organisation des activités sportives de la fegaboxe et saa ligue, ni clarifié la situation afin d’éviter l’escalade des tensions. Plusieurs boxeurs s’interrogent encore sur quelles bases juridiques cette 2e ligues a-t-elle été mise en place ? La direction provinciale des Sports a-t-elle cautionné cette démarche ? Face à cette instabilité, Alain Otha, président reconnu de la Ligue de boxe de l’Estuaire, a appelé le bureau mis en place par l’ancien président de la fegaboxe à démissionner afin de permettre le retour à la sérénité dans le noble art gabonais.
Pour de nombreux passionnés, la boxe a aujourd’hui plus que jamais besoin d’unité, de légalité et d’une gouvernance apaisée pour retrouver sa crédibilité. cette reconstruction passera inévitablement par un assainissement profond de plusieurs fédérations, ligues et clubs quu respectent pas les exigences administratives et sportives en vigueur, afin de mettre un terme à certaines pratiques jugées contraires au développement de boxe au Gabon.



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