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Geoffroy Mfoumboula Libéka Makosso évoque les défis et les enjeux du Dialogue national inclusif imminent

Par Kongossanews

Par Stive Roméo Makanga

Geoffroy Mfoumboula Libéka Makosso, 4e vice-président de l’Assemblée nationale de la Transition (ANT), s’est entretenu vendredi 1er mars courant à Libreville, avec le COPIL citoyen sur des questions majeures. Au cœur des échanges, la réalité complexe du rôle de député de la Transition, qui, une fois nommé, se voit privé de toute autre forme de rémunération, ainsi que les bouleversements attendues au sortir du Dialogue national inclusif d’Avril prochain.

Pour le 4e vice-président de l’ANT, être député de la Transition ne se résume pas à une simple fonction parlementaire. Il n’a pas manqué de souligner la lourde responsabilité qui incombe à ceux qui occupent ce poste, notamment la révision du dispositif législatif en vigueur depuis 1990. Dans cette perspective, il a insisté sur le défi immense qui a été le leur, de revoir en un laps de temps relativement court, les lois des 30 dernières années, avec des moyens humains et financiers limités.

Une vue de l’exposé

Alors que le Gabon a déjà épuisé un quart du temps imparti à la Transition, le parlementaire a estimé qu’il est nécessaire de faire un bilan pour évaluer ce qui peut être amélioré. Il a d’ailleurs rappelé que la Transition, débutée après le « coup de la libération », vise à restaurer les institutions avant le transfert du pouvoir aux civils.

Il a également relevé l’importance du Dialogue national pour définir la durée de la Transition, revoir la Charte de la Transition, orienter la future République, et préparer le texte constitutionnel qui sera soumis au référendum.

S’exprimant sur la justice, Geoffroy Mfoumboula Libéka a affirmé qu’il est crucial que le président, au terme de la Transition, ne soit plus à la tête du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), cela pour garantir l’indépendance de la justice.

« Il faut que dans la prochaine constitution, que le président ne soit plus à la tête du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) » a-t-il appuyé, épiloguant sur les arrestations arbitraires, les règlements de comptes politiques, les détournements de fonds qui ont foisonné sous les magistères d’Ali Bongo Ondimba, déposé par les Forces de sécurité et de défense le 30 août 2023 dernier.

S’agissant de l’absence de développement observé, le 4e vice-président de l’Assemblée nationale de la Transition a été on ne peut plus claire : « Avec des projets tels que le PSGE, le PREE, le PRT, peut-on dire que le système déchu Bongo-PDG manquait d’ambitions et de compétences au regard du nombre important de diplômés qui étaient à son service ? Le système déchu a été dirigé par des carriéristes opportunistes, et non par des patriotes » a-t-il assené.

En définitive, Geoffroy Mfoumboula Libéka Makosso a souligné la nécessité pour le Gabon de se tourner vers l’avenir, en élaborant des réformes ambitieuses et en mettant en œuvre des projets structurants pour le développement du pays.

 

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