Gouvernance sous la loupe : La CNLCEI engage des investigations d’envergure contre Ali Akbar, la Mairie centrale, la SEEG et bien d’autres institutions
Par Stive Roméo Makanga
Selon une source digne de foi, la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) a récemment initié l’ouverture de procédures d’investigation visant plusieurs entités administratives, sociétés paraétatiques et personnalités physiques. Cette initiative s’inscrirait dans un contexte de gouvernance renforcée et de transparence exigée par les autorités de la Transition.
Parmi les institutions ciblées figurent des entités stratégiques comme le ministère du Budget et des Comptes publics et le ministère de l’Économie et des Participations, deux piliers de la gestion des finances publiques. Sont également concernés la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), au centre de récents scandales liés aux délestages, et la Société de Patrimoine des Infrastructures Numériques (SPIN), souvent critiquée pour une gestion opaque.
Le Fonds Gabonais des Investissements Stratégiques (FGIS), acteur clé dans la gestion des ressources financières nationales, ainsi que la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), un organisme de protection sociale, font également l’objet d’une attention particulière. La Mairie centrale de Libreville, déjà éclaboussée par des accusations de malversations, est aussi sur la liste des entités sous enquête.
Enfin, sur le plan des responsabilités individuelles, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, ancien secrétaire général du gouvernement, fait l’objet d’investigations approfondies.
Ces démarches, initiées par la CNLCEI, institution dirigée par Nestor Mbou, traduisent une volonté de restaurer la confiance publique et de mettre un terme à des pratiques préjudiciables à l’économie nationale. Si ces investigations aboutissent, elles pourraient marquer un tournant décisif dans la lutte contre la corruption au Gabon.



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