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Le Gabon réaffirme son engagement contre la corruption à Vienne

Par Stive Roméo Makanga

Le Gabon participe activement à la deuxième partie de la reprise de la 17ème session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), qui se tient actuellement au Centre international de Vienne. Cet événement majeur réunit en parallèle la 15ème réunion d’experts sur la coopération internationale et la 20ème session du Groupe de travail sur le recouvrement d’avoirs.

Pour porter sa voix lors de ces réunions conjointes, le gouvernement gabonais a déployé une équipe d’experts chevronnés. La délégation gabonaise est ainsi conduite par Séraphin Ondoumba, qui tient les fonctions de Commissaire Membre, d’Expert Gouvernemental et de point focal de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Il est épaulé dans cette mission par Sylvere Wilfreed Nzamba, également Expert Gouvernemental et membre actif de la délégation.

Une vue des participants 

Le Gabon a formalisé très tôt son implication dans cette dynamique mondiale. En effet, le pays a signé la Convention le 10 décembre 2003 avant de la ratifier le 1er octobre 2007. C’est pourquoi la nation est pleinement intégrée au mécanisme d’évaluation par les pairs.

Une vue du directoire 

Dans un premier temps, le Gabon a finalisé dès 2015 son premier cycle d’examen, lequel ciblait l’incrimination, la détection, la répression ainsi que la coopération internationale. Par la suite, le pays s’est engagé dans le deuxième cycle d’examen, axé cette fois sur les mesures préventives et le recouvrement des avoirs.

La transparence au cœur de la transition

Une étape décisive a été franchie récemment. Du 29 juin au 1er juillet 2026, une visite-pays s’est déroulée à Libreville, permettant un dialogue direct entre les experts internationaux et les autorités gabonaises. Alors que le pays attend désormais la publication du rapport final et de son résumé analytique, la délégation a d’ores et déjà annoncé son intention de rendre ces conclusions publiques. Cette démarche s’inscrit précisément dans une volonté de transparence vis-à-vis des citoyens.

Une vue de Séraphin Ondoumba, lors des échanges 

Par ailleurs, cette dynamique est fortement impulsée au plus haut sommet de l’État. Il faut dire que Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, fait de la redevabilité et de l’intégrité publique des priorités absolues de la Cinquième République. Par conséquent, la lutte contre l’impunité et le recouvrement des avoirs détournés se positionnent désormais comme des piliers majeurs de l’action publique nationale.

Au cours de son allocution, le Gabon a tenu à féliciter chaleureusement la Principauté d’Andorre pour son adhésion récente à la Convention. Néanmoins, la délégation a rappelé que l’efficacité de ce traité dépend avant tout de la solidarité entre les États. C’est pourquoi le Gabon appelle l’ensemble des pays parties à privilégier le consensus, de manière à garantir le lancement effectif de la deuxième phase du mécanisme d’examen prévu pour 2027.

 

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