13 ans après la normalisation au gabon, la guerre des statuts refait surface à la Fegafoot
Par Ange Mba
À l’approche de l’élection du Comité exécutif de la Fégafoot, prévue en décembre 2026, la question des statuts refait surface. Réunie en conférence de presse le vendredi 3 juillet dernier à l’Hôtel Impérial, la Coalition des acteurs pour le salut du football gabonais a dénoncé les nombreuses zones d’ombre entourant le cadre juridique censé encadrer le prochain scrutin.
Selon Sylvestre Engonga Obiang, porte-parole de la coalition, seuls les statuts issus du Comité de normalisation de 2013, approuvés par la FIFA le 23 octobre de la même année à Zurich et adoptés lors du congrès de la Fégafoot du 12 novembre 2013, demeurent valides. La coalition remet en revanche en cause les modifications introduites lors du congrès de juin 2025 par l’ancien bureau fédéral sortant.
Pour les membres de la coalition, il est difficile de comprendre pourquoi cette polémique ressurgit précisément au moment où le football gabonais s’apprête à renouveler ses instances dirigeantes. Ils rappellent qu’en 2013, une contestation similaire avait conduit la FIFA à intervenir et à mettre en place un Comité de normalisation dirigé par Dieudonné Ndoumbou Likouni, avec pour mission de réviser les textes et de les rendre conformes aux standards internationaux.
13 ans plus tard, la coalition estime que les mêmes pratiques continuent d’alimenter les débats. Elle s’interroge notamment sur les statuts qui serviront de référence lors des élections de décembre ainsi que sur les règles qui encadreront le scrutin. « Nous irons aux élections, mais nous voulons connaître les règles du jeu », a résumé son porte parole.
Alors que cette question continue de faire les choux gras de la presse, la coalition appelle à une clarification rapide de la situation. Elle demande également au bureau sortant de laisser le Secrétariat général exercer ses missions en toute indépendance afin de garantir un processus électoral transparent, crédible et conforme aux exigences de la FIFA et de la CAF.



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