100 jours après, Kessany passe de la vision à l’action
Par Ange Mba
Au Gabon, la culture et les arts ont toujours constitué un puissant levier de cohésion sociale et de solidarité nationale. Une réalité que le ministre de la Culture, des Arts, du Rayonnement culturel et des Sports, Paul Ulrich Kessany, semble avoir pleinement intégrée depuis sa prise de fonctions.
À l’occasion du bilan de ses 100 premiers jours à la tête du ministère, le membre du gouvernement a présenté des avancées significatives autour d’une feuille de route articulée autour de trois axes majeurs : la réforme des institutions culturelles, la protection des créateurs et le rayonnement de la culture gabonaise à l’international.
Parmi les premières mesures engagées figure l’assainissement du BUGADA (Bureau gabonais des droits d’auteur et des droits voisins), avec la nomination de 21 responsables chargés du contrôle, de l’inspection et du recouvrement afin de garantir un meilleur respect des missions de l’institution. Sur le plan législatif, un arrêté fixant la tarification des redevances a également été signé, tandis qu’un partenariat stratégique a été conclu avec la société ivoirienne GMC SA.
Le ministre est allé encore plus loin avec l’adoption du décret du 22 mai 2026 encadrant l’accès, l’utilisation, l’exploitation, la recherche, la transformation et la commercialisation de l’iboga. Une réforme majeure qui marque une nouvelle étape dans la valorisation et la protection de cette ressource emblématique du patrimoine gabonais.
Sur le plan international, le Gabon s’est illustré lors du FEMUA en Côte d’Ivoire, où plusieurs artistes et acteurs culturels ont brillamment représenté le gabon. Au total, 210 artistes et opérateurs culturels ont bénéficié d’un accompagnement de l’État pour participer à diverses manifestations internationales, contribuant ainsi à renforcer la visibilité de la culture gabonaise au-delà des frontières. Cette dynamique culturelle constitue également un levier économique important à travers la promotion de l’artisanat local, de l’innovation et de la créativité, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les acteurs de ce secteur.
Le volet sportif n’est pas en reste. En seulement 100 jours, le Gabon a pris part à huit compétitions internationales. Parmi les résultats marquants figurent la victoire des Panthères de handball à la Coupe du Président de la CAHB, les performances encourageantes des athlètes en taekwondo et lors des compétitions des personnes malentendantes en Côte d’Ivoire, ainsi que la qualification de cinq athlètes pour les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar.
L’athlétisme s’est également distingué avec une médaille d’argent au lancer du poids remportée au Ghana. Dans le même temps, 129 techniciens ont été formés dans les disciplines du handball, du taekwondo et du volleyball. Six agents administratifs ont, quant à eux, été envoyés à Pékin pour se spécialiser dans la gestion des grands événements sportifs.
À travers ces premières réalisations, Paul Ulrich Kessany affiche une volonté claire : faire de la culture et du sport des moteurs de développement, de rayonnement et de fierté nationale. Un cap qui semble aujourd’hui susciter l’adhésion d’une partie des Gabonais, convaincus d’assister à l’émergence d’une nouvelle ère pour la culture et le sport au Gabon.
Nous y reviendrons !



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