Chargement en cours

Routes : près de 1 900 kilomètres de chantiers en cours, selon la Présidence de la République

Par Stive Roméo Makanga

Le vaste programme de modernisation des infrastructures routières engagé par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, se poursuit sur l’ensemble du territoire national. À l’occasion d’une conférence de presse tenue vendredi 17 juillet 2026 au Palais Rénovation, siège de la Présidence de la République à Libreville, le porte-parole de la Présidence et conseiller spécial du chef de l’État, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, a dressé un état des lieux des principaux projets présidentiels. Si les secteurs de l’économie, de l’agriculture, de la santé, de l’eau et de l’électricité ont été abordés, le volet consacré aux infrastructures routières a particulièrement retenu l’attention.

Selon le porte-parole de la Présidence, 1 886,40 kilomètres de routes sont actuellement en cours d’aménagement à travers le pays. Une ambition qui traduit la volonté des autorités de réduire les disparités territoriales, d’améliorer la mobilité des populations et de renforcer les échanges économiques entre les différentes provinces.

Pour le chef de l’État, le développement des infrastructures constitue l’un des leviers essentiels de la transformation économique du Gabon. Cette stratégie accompagne la volonté affichée de faire évoluer le modèle économique national vers une plus grande transformation locale des ressources naturelles, notamment du manganèse, afin de favoriser l’industrialisation, la création d’emplois et le développement de nouvelles compétences.

Dans cette perspective, les infrastructures routières apparaissent comme un maillon indispensable. Elles doivent permettre d’améliorer l’acheminement des matières premières, de désenclaver les bassins de production agricole, de faciliter les échanges commerciaux et de renforcer l’intégration économique des territoires.

Des chantiers répartis sur l’ensemble du territoire

Le point présenté par Théophane Nzame-Nze Biyoghe fait état de plusieurs projets structurants actuellement en cours d’exécution.

Parmi les principaux axes concernés figurent :

  • Ovan – Makokou : 97 kilomètres ;
  • Oyem – Assok – Medzeng : 36 kilomètres ;
  • Moanda – Bakoumba : 33,4 kilomètres ;
  • Ntoum – Cocobeach : 83 kilomètres ;
  • PK24 – PK105 de la Transgabonaise : 81 kilomètres ;
  • Alembe – Carrefour Le Roy – Mikouyi : 306 kilomètres.

Ces différents chantiers s’inscrivent dans une politique de modernisation progressive du réseau routier national, longtemps confronté à des difficultés d’entretien et à un déficit d’investissements.

L’amélioration de ces axes devrait contribuer à réduire les temps de trajet, sécuriser les déplacements et favoriser le développement des activités économiques dans plusieurs régions du pays.

Désenclaver les territoires

Au-delà de la simple construction de routes, l’objectif poursuivi consiste également à désenclaver plusieurs localités encore difficilement accessibles pendant certaines périodes de l’année.

L’amélioration des infrastructures routières est appelée à faciliter l’accès des populations aux services publics, notamment les établissements de santé, les écoles et les administrations, tout en renforçant les circuits de commercialisation des productions agricoles.

Cette stratégie apparaît d’autant plus importante que le gouvernement entend développer plusieurs filières de production nationales, à commencer par l’agriculture.

Une transformation qui touche plusieurs secteurs

Au cours de cette conférence de presse, le conseiller spécial du chef de l’État a également rappelé les principales avancées enregistrées dans d’autres domaines.

Dans le secteur agricole, l’État a procédé à la distribution de 145 tracteurs et équipements agricoles sur l’ensemble du territoire ainsi qu’au déploiement de 91 véhicules destinés aux services du ministère de l’Agriculture.

Il a également annoncé le lancement d’un plan d’urgence de la filière avicole, doté de 120 milliards de FCFA sur deux ans. Ce programme prévoit notamment la sélection de 150 fermes avicoles nationales, la création de la Société agropastorale du Gabon ainsi qu’un renforcement significatif des moyens du ministère de l’Agriculture, dont le budget atteint désormais 81 milliards de FCFA en 2026, soit quatre fois plus que les niveaux observés au cours des années précédentes.

Dans le domaine de la santé, plusieurs réalisations ont également été mises en avant, parmi lesquelles la réhabilitation de 14 blocs opératoires et de réanimation, l’installation de scanners à Port-Gentil, Koulamoutou et Mouila, le déploiement de 268 médecins généralistes, le recrutement de 400 médecins et sages-femmes ainsi que la formation de 200 agents de santé communautaire dans sept départements.

Concernant l’accès à l’eau potable et à l’électricité, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a rappelé que le président de la République avait décrété l’état d’urgence hydrique afin d’améliorer temporairement la distribution d’eau, en attendant la réalisation de projets plus structurants.

Sur le plan énergétique, il a cité la mise en service de la ligne Bikélé–Nkok, l’augmentation de la capacité du barrage du Grand Poubara à 160 MW, la réhabilitation de 298 points lumineux dans le Grand Libreville ainsi que l’installation de 30 groupes thermiques dans 16 localités.

Il faut dire qu’au cours de cette rencontre avec la presse, le porte-parole de la Présidence a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour accompagner les réformes engagées.

Laisser un commentaire

NE MANQUEZ PAS