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Gambie : Oligui Nguema explore les modèles universitaire et sanitaire de Banjul pour renforcer la coopération avec le Gabon

Par Stive Roméo Makanga

En visite d’État en République de Gambie, le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a poursuivi, samedi 1er août, un programme résolument tourné vers les secteurs du savoir et de la santé. Après les entretiens politiques et diplomatiques engagés avec les autorités gambiennes, le chef de l’État s’est rendu sur deux infrastructures emblématiques du développement de ce pays d’Afrique de l’Ouest : le campus de Faraba de l’Université de Gambie et le Centre national de traitement des urgences de Farato. Deux visites qui traduisent la volonté de Libreville de s’inspirer d’expériences africaines jugées concluantes afin de renforcer ses propres politiques publiques.

Une vue du dispositif 

Accompagné de la délégation gabonaise et guidé par le ministre gambien de la Santé, le président de la République a d’abord découvert le campus de Faraba, considéré comme l’un des principaux pôles universitaires de l’espace CEDEAO. Il y a notamment visité les infrastructures dédiées à la formation et à la recherche, parmi lesquelles figure une vaste bibliothèque universitaire répondant aux standards internationaux et pensée comme un véritable centre de production et de diffusion des connaissances.

Cette étape a également permis d’esquisser de nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays dans le domaine de l’enseignement supérieur. Les responsables de l’Université de Gambie ont exprimé leur disponibilité à accueillir, à terme, des étudiants gabonais. Une ouverture qui pourrait favoriser la mise en place de programmes de mobilité académique, de partenariats scientifiques et d’échanges d’expertise, offrant ainsi aux jeunes Gabonais de nouvelles opportunités de formation et d’ouverture à l’international.

Le chef de l’État a ensuite visité le Centre national de traitement des urgences de Farato, une infrastructure sanitaire de référence dotée d’équipements médicaux de dernière génération. Les responsables de l’établissement lui ont présenté les capacités du centre en matière de diagnostic et d’analyse des pathologies du sang, une première en Gambie, ainsi que le rôle majeur joué par cette structure pendant la pandémie de Covid-19 grâce à son unité de soins intensifs, qui avait assuré la prise en charge des patients les plus gravement atteints.

Au-delà de la découverte des infrastructures, cette immersion s’inscrit dans une démarche de coopération pragmatique. Les autorités gabonaises entendent tirer profit de l’expérience gambienne dans les domaines de la médecine d’urgence, de la biologie médicale et de la gestion des crises sanitaires afin de renforcer les capacités du système de santé national et d’améliorer la qualité des soins proposés aux populations.

À travers ces différentes séquences, Brice Clotaire Oligui Nguema a salué les investissements consentis par la Gambie dans les secteurs de l’éducation, de la recherche et de la santé. Pour le président gabonais, ces domaines constituent des leviers essentiels du développement durable et du renforcement du capital humain, condition indispensable à la transformation économique et sociale des États africains.

Au-delà de sa portée diplomatique, cette visite d’État devrait produire des retombées concrètes pour le Gabon. Elle ouvre la voie à un approfondissement de la coopération bilatérale dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de la santé et de la formation des ressources humaines. Les deux pays ambitionnent de développer des projets communs, de favoriser le transfert de compétences et de multiplier les échanges entre étudiants, enseignants, chercheurs et professionnels de santé.

En privilégiant des partenariats fondés sur le partage d’expériences et la recherche de solutions adaptées aux réalités africaines, le président de la République entend promouvoir une coopération continentale orientée vers des résultats tangibles. Cette approche, qui place le développement du capital humain au cœur de l’action diplomatique, traduit la volonté de Libreville de faire de la coopération africaine un instrument de progrès concret au service du développement national et de l’amélioration des conditions de vie des populations gabonaises.

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