Ces « mains noires » tapies dans l’ombre : quand on instrumentalise la presse et la diaspora contre la République
Par Stive R. Makanga
Il y a des combats qu’un pays doit mener sans relâche, et celui de la vérité en fait partie. Depuis plusieurs mois, un phénomène préoccupant s’observe dans certains cercles de la diaspora gabonaise et sur une partie de la presse en ligne : une entreprise de dénigrement systématique visant le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que plusieurs de ses collaborateurs les plus proches. Un acharnement qui interroge.
Que la critique politique existe, qu’elle s’exerce, qu’elle dérange même : voilà qui relève du jeu démocratique normal, et aucune République digne de ce nom ne devrait chercher à l’étouffer. Mais ce dont il est question ici est d’une tout autre nature : une accumulation de contenus orchestrés, répétitifs, calibrés pour salir plutôt que pour informer, et dont la coordination interroge légitimement quiconque observe le paysage médiatique gabonais de près.
Des comptes anonymes qui ressassent les mêmes accusations : untel serait trop proche du président de la République. Ou encore tel autre aurait facilité ceci ou cela auprès de Brice Clotaire Oligui Nguema. Voici le type de contenus lus dans la prince nationale et internationale. Des relais qui amplifient sans jamais vérifier, une régularité de publication qui ne doit rien au hasard : ces éléments dessinent les contours d’une mécanique bien huilée, davantage proche de la campagne d’influence que du travail journalistique. Il appartient à chacun de s’interroger sur les intérêts (internes ou extérieurs au pays) que peut servir un tel acharnement contre les nouvelles institutions gabonaises.
Ce qui est en jeu dépasse la personne du chef de l’État ou celle de son entourage. C’est l’image du Gabon tout entier qui se trouve écornée par ces campagnes de dénigrement. Un pays qui tente de se reconstruire, de redonner confiance à ses citoyens et à ses partenaires après une période de transition délicate, n’a nul besoin qu’on instrumentalise des médias à l’international, ou encore la diaspora pour semer le doute et la défiance.
Salir gratuitement des hommes qui, à tort ou à raison, portent aujourd’hui la responsabilité de conduire les affaires de l’État, de soutenir le numéro Un Gabonais dans sa perspective, revient à saper le crédit du pays dans son ensemble. La calomnie n’épargne jamais seulement sa cible : elle rejaillit sur l’image de toute une nation aux yeux de la communauté internationale, des investisseurs, des partenaires diplomatiques.
La presse, qu’elle soit gabonaise, internationale, spécialisée, celle qui se veut digne de ce nom, a un rôle à jouer : informer, vérifier, contextualiser et non relayer aveuglément des accusations non étayées au service d’agendas obscurs. Le journalisme n’est pas un porte-voix à louer ; il est un contre-pouvoir qui doit s’exercer avec rigueur, exigence et responsabilité.
Il est évident que ceux qui paient les médias à l’international pour s’attaquer aux proches ou aux entrepreneurs qui soutiennent le président de la République sont des ennemis du Gabon. Aucun homme sensé, patriote et désireux de voir le projet politique de Brice Clotaire Oligui Nguema (largement étayé pendant la présidentielle) ne saurait financer une certaine presse à l’international pour faire des révélations sans aucun intérêt. C’est un fait.



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