Assemblée nationale : quand le mea culpa d’un député UDB fait le tour des réseaux sociaux
Par la Rédaction
Un double message du député Germain Ebolo agite depuis quelques jours la toile, mettant en exergue un malaise interne suivi d’un rétropédalage rapide au sein de l’Assemblée nationale du Gabon.
Dans un premier message au ton inhabituellement critique, l’élu du deuxième siège du département du Woleu, canton Ellelem, n’a pas mâché ses mots. Il déplore notamment : « Je n’ai pas disposé des outils essentiels me permettant d’accomplir efficacement ma mission », allant jusqu’à révéler : « À ce jour, je ne possède toujours pas la Constitution, pourtant socle fondamental de notre travail législatif. »
Poursuivant son réquisitoire, le député décrit une administration défaillante : « La structure administrative apparaît vide, dépourvue de méthodes claires et marquée par une absence manifeste de management. » Il évoque également une désillusion personnelle profonde : « J’y ai cru, et aujourd’hui que j’y siège, je constate un écart profond entre mes attentes d’hier et la réalité d’aujourd’hui. »
Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité de vives réactions, certains internautes saluant une rare franchise, d’autres s’inquiétant de l’image renvoyée par l’institution parlementaire.
Mais dans un second message adressé au président de l’Assemblée nationale, le même député a adopté un ton nettement plus conciliant. Il y reconnaît « le caractère inapproprié de [son] intervention » et présente « [ses] excuses les plus sincères », tout en réaffirmant son « profond respect » pour l’institution et ses responsables.
Ce mea culpa, intervenu peu après la diffusion du premier message, a lui aussi largement circulé, alimentant les spéculations sur les raisons de ce revirement. Entre liberté de ton et devoir de réserve, cet épisode illustre les tensions qui peuvent traverser la vie parlementaire.
Au-delà de la polémique, cette séquence remet en lumière les attentes élevées des citoyens en matière de gouvernance et de crédibilité des institutions, dans un contexte où la modernisation de la vie publique demeure un enjeu central au Gabon.



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