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Libreville : la ZLECAF accélère le projet de poste frontalier unique de Kye-Ossi

Par Christian Nzembo

Libreville a servi, du 13 au 14 avril 2026, de cadre à une mission stratégique des experts de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), venue renforcer la coopération sous-régionale en matière de facilitation des échanges. Conduite par Demitta Gyang, la délégation a bouclé en 48 heures une série de travaux consacrés à la valorisation de la zone de Kye-Ossi, avec en ligne de mire la mise en place d’un poste frontalier à guichet unique (OSBP).

Une vue partielle des membres de la délégation des experts de la Zlecaf conduite par DEMITTA Gyang, Directeur des affaires douanières au secrétariat de cette institution continentale

La séance de travail, tenue au siège de la Direction générale du commerce à Libreville, était présidée par Célestin Nzengue, en présence notamment de Georgina Mekui Me Ngui. Cadre issu de la maison Commerce, Célestin Nzengue est reconnu pour sa parfaite maîtrise des dossiers liés à la ZLECAf, fruit d’une longue expérience au sein de cette administration. Un profil technique et aguerri qui, de l’avis de nombreux agents du secteur, correspond au type de leadership souhaité aujourd’hui à la tête de la Direction générale du commerce.

Le patron de la Direction Générale du commerce intérimaire, Célestin NZENGUE, Secrétaire technique du Comité National de la Zlecaf plantant le décors de ce rendez-vous 

Au cœur des échanges : la présentation du projet sous-régional de valorisation de la zone de Kye-Ossi, carrefour stratégique entre plusieurs États d’Afrique centrale. L’initiative prévoit l’implantation d’un poste frontalier à guichet unique, destiné à fluidifier les échanges commerciaux, réduire les délais de transit et améliorer la coordination entre administrations.

Une vue partielle des parties prenantes

Les discussions ont permis de préciser les objectifs et les composantes du projet, notamment la collecte des observations des parties prenantes nationales, le renforcement de la coordination interinstitutionnelle, ainsi que l’identification des actions prioritaires pour une mise en œuvre efficace le long du corridor. Trois modèles de postes frontaliers ont été présentés : le modèle juxtaposé, le modèle chevauchant et celui entièrement situé dans un seul pays.

La Direction du commerce extérieur que dirige Georgina MEKUI ME NGUI, en charge du dossier Zlecaf 

Prenant la parole, Nabil Zibani a illustré la pertinence de ce dispositif à travers l’exemple du poste frontalier de Chirundu, opérationnel depuis 2009 entre la Zambie et le Zimbabwe, considéré comme l’un des premiers modèles modernes en Afrique.

Une vue partielle des participants de cette rencontre du 14 avril 2026 au 3eme étage de l’Immeuble abritant les services de la DGC

En amont de cette rencontre, la délégation a été reçue par Zenaba Gninga Chaning, ministre du commerce des PME PMI et de l’entrepreneuriat des jeunes, ainsi que par le Secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères, chargé de l’intégration sous-régionale, Omer Ndimina Dabou. Cette précision vient situer clairement le rôle de ce dernier dans le dispositif institutionnel ayant accompagné les échanges.

Parmi les parties prenantes figuraient également les représentants des douanes, du secteur agricole, de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) ainsi que l’unité de gestion du projet de développement de la zone des trois frontières.

Au terme de leur séjour, les experts de la ZLECAf ont exprimé leur entière disponibilité à accompagner le Gabon dans l’opérationnalisation de cette initiative structurante. La mission s’est achevée sur une note de satisfaction, avec un prochain rendez-vous fixé en juin 2026 pour évaluer les avancées.

Après Libreville, la délégation conduite par Demitta Gyang a poursuivi sa tournée en Guinée équatoriale, dans le cadre de la même démarche d’harmonisation des politiques commerciales en Afrique centrale.

À travers cette mission, la ZLECAf confirme son rôle moteur dans l’intégration économique du continent, en accompagnant les États dans la mise en place d’infrastructures modernes au service d’un marché africain plus fluide et compétitif.

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