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Lutte contre la corruption : la CNLCEI place le Gabon sous le regard des experts de l’ONUDC

Par Stive Roméo Makanga 

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance. Du 29 juin au 1er juillet 2026, Libreville accueillera le Dialogue direct relatif au deuxième cycle du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption. Cette rencontre, organisée sous l’égide du Point focal de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), réunira des experts nationaux et internationaux afin d’évaluer les progrès réalisés par le pays dans la mise en œuvre de cet instrument juridique international.

Selon le communiqué dont notre Rédaction a obtenu copie, les travaux s’ouvriront le lundi 29 juin à 8 heures précises à l’Hôtel Boulevard de Libreville. Pendant trois jours, les experts désignés par les différentes administrations publiques et institutions nationales examineront les dispositifs mis en place par le Gabon pour prévenir et combattre la corruption, tout en renforçant les mécanismes de gouvernance publique.

Cette session de travail s’inscrit dans le cadre du deuxième cycle du Mécanisme d’examen de la Convention des Nations Unies contre la corruption. Celui-ci vise notamment à apprécier les efforts consentis par les États parties dans les domaines de la prévention de la corruption, de la transparence administrative, de la gestion des affaires publiques, de l’intégrité des institutions ainsi que de la participation de la société civile aux politiques de lutte contre ce phénomène.

Par ailleurs, une réunion à huis clos est programmée le mardi 30 juin à 15 heures, toujours à l’Hôtel Boulevard. Cette séance réunira les experts examinateurs de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les experts désignés par le Tchad et la Libye, ainsi que les représentants de la société civile gabonaise. Elle offrira un cadre d’échanges permettant aux organisations de la société civile de partager leurs observations et leurs contributions sur les dispositifs nationaux de prévention et de répression de la corruption.

À cet effet, le Point focal ONUDC invite toutes les associations et organisations non gouvernementales légalement constituées, dont les missions portent sur la lutte contre la corruption, la promotion de la bonne gouvernance, la transparence et la redevabilité, à prendre part à cette importante rencontre. Leur participation est jugée essentielle afin d’enrichir les échanges et de garantir une évaluation prenant en compte les réalités du terrain.

Au-delà de son caractère technique, ce dialogue direct constitue un exercice majeur de coopération internationale. Il témoigne de la volonté des autorités gabonaises de poursuivre le renforcement des mécanismes de prévention de la corruption et d’améliorer la qualité de la gouvernance publique, conformément aux engagements souscrits dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la corruption.

À travers cette évaluation conduite avec l’appui de l’ONUDC et des experts du Tchad et de la Libye, le Gabon entend ainsi consolider les réformes engagées en matière de transparence, d’intégrité institutionnelle et de redevabilité, tout en renforçant le dialogue entre les pouvoirs publics et la société civile dans la lutte contre la corruption.

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