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Examens nationaux : des défis persistants à quelques jours du lancement des épreuves

Par Stive Roméo Makanga 

À moins d’une semaine du lancement des premières épreuves écrites des examens nationaux, l’administration éducative gabonaise est engagée dans une véritable course contre la montre. Si les autorités se veulent rassurantes quant à l’état d’avancement des préparatifs, la proximité des échéances impose une vigilance accrue afin d’éviter tout incident susceptible de perturber le déroulement de cette séquence cruciale de l’année scolaire 2025-2026.

C’est dans ce contexte que la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq, a réuni mercredi matin à son cabinet de Batterie IV les principaux responsables de son département ministériel dans le cadre d’une session de la cellule de veille dédiée aux examens nationaux.

Une vue de la rencontre

L’enjeu est de taille. Après une année scolaire marquée par la nécessité de maintenir la continuité pédagogique sur l’ensemble du territoire, le gouvernement entend désormais garantir le bon déroulement des différentes évaluations certificatives qui détermineront le passage des élèves vers les cycles supérieurs.

Autour de la ministre d’État, les directeurs généraux, responsables des structures techniques et cadres de l’administration centrale ont procédé à un examen minutieux du dispositif organisationnel déployé pour les examens de l’enseignement général, technique et professionnel.

À l’issue des travaux, le directeur général des Examens et Concours, Franck Alain Doukaga, a indiqué que les préparatifs avaient atteint une phase décisive.

Selon lui, les équipes techniques sont désormais concentrées sur les derniers ajustements avant le lancement du Certificat d’études primaires (CEP), prévu le 16 juin prochain. L’essentiel du travail logistique, administratif et organisationnel ayant déjà été réalisé, les responsables du secteur se consacrent désormais aux ultimes vérifications destinées à sécuriser l’ensemble du processus.

Cette mobilisation intervient alors que plusieurs examens professionnels ont déjà été organisés avec succès. Dans l’enseignement technique notamment, le calendrier des évaluations est déjà largement engagé.

Le directeur des zones académiques de l’Estuaire, Crépin Ebe Mba, a rappelé que les sessions du Certificat d’aptitude professionnelle industrielle (CAPI) et du Certificat d’aptitude professionnelle commerciale (CAPC), organisées du 6 au 26 mai dernier, se sont déroulées sans incident majeur.

À ces examens s’ajoute le Brevet d’études professionnelles (BEP), dont l’organisation participe à la montée en puissance du dispositif national d’évaluation. Depuis mardi, les épreuves sportives du baccalauréat technique ont également débuté et se poursuivront jusqu’au 20 juin.

Pour les responsables éducatifs, ces premières étapes constituent un test grandeur nature avant les échéances les plus importantes de la session 2026.

Toutefois, au-delà des questions strictement pédagogiques, la sécurisation des examens demeure l’une des principales préoccupations de l’administration. Les risques liés aux fuites de sujets, aux perturbations dans les centres d’examen ou encore aux difficultés logistiques imposent une coordination permanente entre les différents services de l’État.

C’est pourquoi plusieurs réunions de travail ont été organisées ces dernières semaines avec les forces de sécurité, notamment la police nationale et la gendarmerie, afin d’anticiper toute éventuelle difficulté.

Les autorités éducatives assurent ainsi que les dispositifs de surveillance et d’encadrement seront renforcés sur l’ensemble du territoire national afin de préserver la crédibilité des examens et garantir l’égalité de traitement entre les candidats.

À travers la réunion de la cellule de veille, Camélia Ntoutoume Leclercq a voulu maintenir la pression sur l’ensemble de la chaîne administrative. Le message adressé aux responsables est clair : après avoir réussi à mener l’année scolaire à son terme, il convient désormais de réussir les examens.

À quelques jours de l’ouverture des centres d’examen, le ministère affiche sa confiance. L’administration est donc appelée à maintenir jusqu’au bout le même niveau d’exigence afin que la session 2026 se déroule dans les meilleures conditions possibles.

 

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