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Baccalauréat 2026 : à la prison centrale de Libreville, des détenus composent sous le signe de la réinsertion

Par Stive Roméo Makanga

La politique de réinsertion par l’éducation poursuit son déploiement dans les établissements pénitentiaires du pays. En visite, ce mercredi 15 juillet, au centre d’examen aménagé au sein de la prison centrale de Libreville, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a salué la coopération entre son département ministériel et l’administration pénitentiaire, tout en réaffirmant la volonté des pouvoirs publics, et en particulier celle de Brice Clotaire Oligui Nguéma, le président de la République, de garantir le droit à l’éducation, y compris aux personnes privées de liberté.

La ministre devisant avec les détenus 

À cette occasion, la ministre a tenu à remercier le commandement de la sécurité pénitentiaire pour la qualité du partenariat établi avec le ministère de l’Éducation nationale.

« Je tiens à remercier le commandant en chef de la sécurité pénitentiaire pour ce partenariat qui se poursuit avec le ministère de l’Éducation nationale parce que c’est un volet d’insertion des détenus qui passent des examens du CEP, du BEPC, du Baccalauréat. Aujourd’hui, à la prison centrale de Libreville, vous avez pu remarquer que nous avons des locaux qui sont dédiés, un établissement en milieu carcéral pour que les détenus puissent suivre les cours et passer les examens », a déclaré Camélia Ntoutoume Leclercq.

Une autre vue des échanges 

Au-delà du simple déroulement des épreuves, cette initiative s’inscrit dans une politique de réinsertion visant à offrir aux détenus les mêmes chances de réussite scolaire que les autres candidats. Les autorités ont ainsi aménagé un véritable établissement d’enseignement en milieu carcéral, permettant aux pensionnaires de préparer les examens nationaux dans des conditions adaptées.

La ministre a également fait savoir que, sur l’ensemble du territoire national, 31 candidats prennent part à cette session du baccalauréat en milieu carcéral, dont 27 au baccalauréat général et 4 au baccalauréat technologique. Le centre d’examen de la prison centrale de Libreville accueille, à lui seul, 22 candidats, répartis entre 19 inscrits au baccalauréat général et 3 au baccalauréat technologique.

La répartition nationale fait apparaître que, pour le baccalauréat général, la province de l’Estuaire (G1) compte 19 candidats, l’Ogooué-Ivindo (G8) en présente 3, l’Ogooué-Maritime (G4) 1 candidat et le Woleu-Ntem (G9) 4 candidats. Pour le baccalauréat technologique, l’Estuaire enregistre 3 candidats tandis que l’Ogooué-Maritime en compte 1.

Satisfaite du bon déroulement des épreuves, Camélia Ntoutoume Leclercq a également adressé ses félicitations aux responsables de l’administration pénitentiaire pour l’organisation mise en place.

« Je félicite les autorités de l’administration pénitentiaire parce que les choses se sont bien passées. Qu’ils soient des détenus ou pas, pour nous, ce sont d’abord des candidats », a-t-elle affirmé.

Par cette déclaration, la ministre a rappellé que l’accès aux examens nationaux demeure un droit fondamental et que la privation de liberté ne saurait constituer un obstacle à la poursuite d’un parcours éducatif.

Enfin, Camélia Ntoutoume Leclercq a souligné que cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, qui a fait de l’éducation l’une des priorités de son action publique. Pour elle, le gouvernement entend poursuivre les efforts engagés afin de renforcer l’inclusion scolaire et de faire de l’éducation un levier de réinsertion sociale, y compris au sein des établissements pénitentiaires.

Il faut dire qu’à travers cette initiative, les autorités gabonaises réaffirment leur ambition de faire de l’école un instrument de seconde chance, en permettant aux détenus d’acquérir des qualifications susceptibles de favoriser leur réinsertion une fois leur peine purgée.

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