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CEMAC : la BEAC clarifie le retrait des anciennes pièces et rassure les populations

Par Mélissa Bissapi

Une vague d’inquiétude s’était emparée des commerçants et des usagers de la monnaie commune en Afrique centrale, à l’approche du 1er novembre 2026. Face aux rumeurs annonçant le retrait immédiat de toutes les anciennes pièces de monnaie, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a tenu à apporter des éclaircissements sur les modalités de cette opération. Si certaines pièces perdent effectivement leur cours légal à cette date, leurs détenteurs disposent néanmoins d’un délai de douze mois pour les échanger.

La démonétisation de certaines pièces de monnaie continue de susciter des interrogations dans les six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Ces derniers jours, plusieurs commerçants, transporteurs, boutiquiers et grossistes ont commencé à refuser certaines pièces anciennes, alimentant ainsi la confusion autour de leur validité.

En cause, des informations faisant état d’une interdiction totale de ces pièces dès le 1er novembre 2026. Une situation qui a poussé la Banque des États de l’Afrique centrale à intervenir pour clarifier les contours de cette mesure et prévenir toute mauvaise interprétation auprès des populations.

En réalité, l’opération concerne les pièces issues des anciennes gammes mises en circulation entre 1958 et 1985. Celles-ci perdent effectivement leur cours légal et leur pouvoir libératoire à compter du 1er novembre 2026. Toutefois, contrairement aux inquiétudes exprimées, leur retrait ne signifie pas que leurs détenteurs doivent immédiatement les considérer comme de l’argent définitivement perdu.

En effet, la Banque centrale a prévu une période transitoire de douze mois permettant aux populations de procéder à leur échange contre des pièces appartenant aux gammes 2006 et 2024. Une disposition qui vise à accompagner progressivement le remplacement des anciennes pièces et à éviter que les détenteurs ne subissent des pertes financières.

Dans cette perspective, le calendrier retenu par la BEAC prévoit deux étapes. La première, qui s’étend du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, autorise les échanges auprès des guichets de la Banque centrale, des établissements de crédit et des établissements de microfinance.

La seconde phase, prévue du 1er août au 31 octobre 2027, restreint cette possibilité aux seuls guichets de la BEAC. Passé ce délai, soit à partir du 1er novembre 2027, les anciennes pièces concernées ne pourront définitivement plus être échangées.

Par ailleurs, la Banque centrale tient à rassurer les usagers sur le maintien en circulation des pièces des gammes 2006 et 2024. Celles-ci conservent pleinement leur cours légal et leur pouvoir libératoire dans l’ensemble des six pays de la CEMAC, à savoir le Gabon, le Cameroun, le Congo, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Autrement dit, ces pièces restent parfaitement valables et doivent continuer à être acceptées dans les transactions commerciales quotidiennes.

À travers ces précisions, la BEAC entend mettre un terme aux amalgames entourant cette opération monétaire et permettre aux populations de mieux comprendre les échéances retenues. L’enjeu est désormais de garantir une transition ordonnée, tout en évitant que la circulation de fausses informations ne pénalise les usagers et les petits opérateurs économiques.

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