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Défense, manganèse, énergie : trois accords stratégiques scellent le nouveau partenariat entre le Gabon et la France 

La visite d’État du président Brice Clotaire Oligui Nguema en France s’est traduite par la signature de trois accords majeurs couvrant les domaines de la défense, de l’industrie minière et de l’énergie. Conclus lundi 20 juillet au Palais de l’Élysée, en présence des chefs d’État gabonais et français, ces engagements illustrent la volonté des deux pays de donner un contenu concret au renforcement de leur partenariat stratégique, tout en accompagnant les ambitions de transformation économique affichées par Libreville. 

Le premier texte signé prend la forme d’une lettre d’intention relative à la cession du camp « Général de Gaulle », un dossier emblématique de l’évolution de la coopération militaire franco-gabonaise. L’accord a été signé par la ministre d’État, ministre de la Défense nationale du Gabon, Brigitte Onkanowa, et son homologue française, Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants. Cette cession s’inscrit dans le processus de redéfinition de la présence militaire française en Afrique centrale et marque une nouvelle étape dans le renforcement de la souveraineté du Gabon sur ses infrastructures stratégiques.

Le deuxième accord revêt une portée économique particulièrement importante. Il porte sur la transformation de la chaîne de valeur du manganèse au Gabon, une orientation désormais au cœur de la stratégie industrielle du gouvernement. Signé par le ministre gabonais des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, avec la présidente-directrice générale d’Eramet, Christel Bories, et le directeur général de la Comilog, Leod Paul Batolo, ce protocole d’accord traduit la volonté commune d’accélérer la transformation locale du minerai plutôt que son exportation à l’état brut.

Cet engagement intervient quelques jours après l’annonce par les autorités gabonaises de leur volonté de mettre un terme, à l’horizon 2029, aux exportations de manganèse brut. Pour Libreville, cette politique vise à accroître la valeur ajoutée créée sur le territoire national, favoriser l’émergence d’une industrie métallurgique, développer les compétences locales et générer davantage d’emplois.

Enfin, le troisième accord concerne le développement du projet hydroélectrique de Booué. Il a été signé entre le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, la présidente-directrice générale d’EDF Power Solutions, Béatrice Buffon, et le directeur général de Gabon Power Company, Philippe Jr. Ossoucah. Ce protocole d’engagement mutuel doit permettre d’accélérer la réalisation d’une infrastructure énergétique destinée à renforcer les capacités de production électrique du pays et à soutenir son industrialisation.

À travers ces trois accords, le Gabon confirme les priorités qu’il entend désormais placer au centre de son développement : la consolidation de sa souveraineté, la transformation locale de ses ressources naturelles et l’accélération des investissements dans les infrastructures énergétiques. Autant de secteurs considérés comme essentiels pour soutenir la diversification de l’économie nationale et accompagner les ambitions de réindustrialisation portées par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.

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