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Gabon/Décentralisation : Geoffroy Foumboula salue la mise en place du Fonds de péréquation des collectivités locales

Par Stive Roméo Makanga 

Le Conseil des ministres du 18 septembre 2026 a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du Fonds de péréquation des collectivités locales (FPCL). Une décision accueillie avec enthousiasme par l’acteur civique Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, qui y voit une avancée majeure dans la mise en œuvre de la décentralisation au Gabon. Le nouveau dispositif doit notamment permettre de renforcer les ressources des collectivités locales et de réduire les inégalités de développement entre les territoires. 

Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, la mesure figure parmi les décisions les plus importantes du dernier Conseil des ministres. L’acteur de la démocratie participative la présente même comme « l’une des plus révolutionnaires de notre histoire », estimant qu’elle correspond aux orientations définies par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le Conseil des ministres a en effet adopté les statuts du Fonds de péréquation des collectivités locales, désormais érigé en établissement public à caractère administratif doté de la personnalité juridique. Sa mission consiste à fournir aux collectivités des ressources destinées à réduire les inégalités de développement et à financer leurs projets prioritaires. Le mécanisme prévoit une dotation spéciale annuelle comprise entre 5 % et 10 % des ressources propres du budget de l’État.

Sur ce point, Geoffroy Foumboula estime que le dispositif pourrait changer considérablement les capacités financières des communes et départements. Selon ses propres calculs, cette enveloppe pourrait représenter « 300 à 600 milliards » de FCFA. Ces montants constituent toutefois une estimation avancée par l’acteur civique et non un montant budgétaire officiellement annoncé par le Conseil des ministres.

Au-delà des chiffres, Geoffroy Foumboula voit surtout dans le FPCL un instrument susceptible d’accélérer la décentralisation. Davantage de ressources pourraient, selon lui, signifier « plus d’autonomie pour les collectivités locales » ainsi que davantage d’opportunités d’emplois délocalisés et de moyens pour les conseils départementaux et municipaux.

Le cadre juridique de la péréquation n’est toutefois pas entièrement nouveau. La loi organique relative à la décentralisation institue déjà un Fonds de péréquation destiné à fournir des ressources additionnelles aux collectivités locales. Son article 251 le définit comme un établissement public administratif doté de la personnalité juridique et d’une autonomie de gestion, tandis que l’article 253 prévoit un conseil d’administration, une direction générale et une agence comptable, dont l’organisation doit être précisée par des statuts approuvés par décret.

La Constitution gabonaise consacre également le principe de libre administration des collectivités locales et prévoit des dispositifs de péréquation destinés à favoriser leur égalité. Elle dispose par ailleurs que tout transfert de compétences de l’État vers les collectivités doit être accompagné des ressources correspondantes.

Vers une fonction publique locale ?

C’est précisément sur les conséquences institutionnelles de cette réforme que Geoffroy Foumboula attire l’attention. Selon lui, la consolidation financière des collectivités pourrait contribuer à ouvrir la voie au développement d’une véritable fonction publique locale, avec des métiers spécifiquement adaptés aux besoins des communes et départements.

La Constitution place effectivement dans le domaine de la loi le statut général de la fonction publique, mais aussi « le statut de la fonction publique locale » et « le statut de la fonction publique parlementaire ».

Pour Geoffroy Foumboula, la mise en œuvre effective d’une fonction publique locale pourrait ainsi permettre l’apparition ou la consolidation de nouveaux métiers territoriaux, notamment dans l’administration municipale. Il évoque également la perspective d’une « véritable police municipale ».

L’acteur civique établit, par ailleurs, un lien entre cette décision et les réformes conduites par le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation. Il adresse ses félicitations au ministre Adrien Nguema Mba, ainsi qu’au chef de l’État et aux responsables gouvernementaux concernés, considérant que le Fonds de péréquation constitue une nouvelle étape dans un processus plus large de réorganisation de l’administration territoriale.

La portée concrète du dispositif dépendra désormais de sa mise en œuvre. Le Conseil des ministres précise que le FPCL devra financer les projets prioritaires des collectivités et contribuer à réduire les écarts de développement entre territoires.

Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, l’enjeu est considérable : donner aux collectivités les moyens financiers correspondant aux compétences qui leur sont confiées et rapprocher davantage l’action publique des populations. À ses yeux, la décision du 18 septembre pourrait ainsi constituer une étape importante vers une décentralisation disposant enfin de ressources financières plus substantielles.

 

 

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