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Gabon–France : Libreville veut désormais concrétiser les accords conclus avec Paris

Par Mélissa Bissapi 

La coopération entre le Gabon et la France était au cœur d’un entretien tenu ce vendredi à Libreville entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès. Plusieurs dossiers ont été examinés, avec une attention particulière portée au passage des engagements diplomatiques à leur concrétisation sur le terrain.

Au lendemain de la visite d’État effectuée par le chef de l’État gabonais en France en juillet dernier, Libreville souhaite désormais mesurer les avancées enregistrées dans la mise en œuvre des trois accords conclus à cette occasion. L’enjeu est notamment de s’assurer que ces engagements débouchent sur des investissements, des emplois et des actions favorisant le développement des compétences nationales.

Une phase de l’entretien 

Cette volonté de privilégier les résultats intervient dans un contexte où les autorités gabonaises cherchent à renforcer l’impact économique des partenariats noués avec les pays étrangers. Les accords bilatéraux sont ainsi appelés à produire des effets visibles pour l’économie et les populations, au-delà des engagements formels pris par les deux États.

La question de la formation des jeunes Gabonais a également occupé une place importante dans les discussions. Les deux responsables ont notamment évoqué les difficultés liées à l’évolution des frais de scolarité dans certains établissements français accueillant des étudiants gabonais.

Cette situation pourrait peser sur les conditions d’études de certains ressortissants gabonais ainsi que sur leurs familles. Dès lors, le maintien des échanges entre les deux pays apparaît nécessaire afin d’examiner les possibilités permettant de préserver l’accès des étudiants aux formations concernées.

Pour Libreville, cette problématique s’inscrit plus largement dans la recherche d’une coopération universitaire davantage tournée vers la formation de compétences et la transmission des savoirs. Les échanges avec la France doivent notamment continuer à contribuer au développement du capital humain dont le Gabon a besoin pour accompagner sa transformation économique.

Sur le terrain, l’attention s’est également portée sur les infrastructures routières. Le président de la République et le diplomate français ont fait le point sur l’évolution du chantier du tronçon de 35 kilomètres reliant Ntoum à Kango, réalisé par Méridian en partenariat avec la Société Autoroutière du Gabon (SAG).

Cette voie constitue un axe important pour les déplacements et les échanges dans cette partie du pays. Sa réalisation doit, à terme, faciliter la circulation des personnes et des marchandises, tout en améliorant l’accès aux différentes zones d’activités économiques desservies par cet itinéraire.

Ainsi, la rencontre entre le chef de l’État et l’ambassadeur de France aura permis d’aborder à la fois les engagements économiques, la formation et les infrastructures. Trois domaines qui occupent une place importante dans les relations entre Libreville et Paris.

Pour les autorités gabonaises, la priorité consiste désormais à assurer un suivi régulier des engagements pris et à mesurer leur traduction concrète. Cette approche vise à inscrire la coopération franco-gabonaise dans une dynamique davantage axée sur les investissements, le développement des compétences et la réalisation d’infrastructures utiles à l’économie nationale.

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