Gouvernance sportive : vers la fin du clientélisme au ministère ?
Par Ange Mba
L’initiative engagée par le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany ce lundi 15 janvier 2026, marque une inflexion majeure dans la gouvernance du département ministériel en charge du sport. En plaçant le mérite, la rigueur et la performance au cœur de son action, le membre du gouvernement affiche une volonté claire, celle de rompre avec les pratiques administratives qui ont longtemps freiné l’efficacité de l’action publique dans ce secteur stratégique.
vue de la rencontre
En réunissant les directeurs généraux autour des nouvelles orientations, le ministre a envoyé un message sans équivoque. L’amateurisme et le clientélisme, souvent décriés par les gabonais, ne sont plus tolérables dans une administration appelée à piloter la relance et la structuration du sport national. Cette prise de position intervient dans un contexte où les contre-performances sportives dans certaines fédérations sportives et la mauvaise gestion des ressources ont mis en lumière la nécessité d’une réforme profonde.

Au-delà du discours, l’accent mis sur le changement de mentalité apparaît comme un axe central de cette nouvelle politique. Il s’agit moins de simples réajustements techniques que d’une transformation culturelle de l’administration à travers la responsabilité des cadres, suivi rigoureux des dossiers, évaluation des performances et sa recevabilité. Autant de leviers susceptibles de restaurer la crédibilité du ministère auprès des fédérations, des athlètes et de l’opinion publique.
La question des sanctions constitue également un indicateur clé de la portée réelle de cette réforme. En insistant sur la fermeté, Paul Ulrich Kessany se positionne sur un terrain sensible celui de la rupture avec l’impunité. Les pratiques héritées du passé, régulièrement dénoncées par plusieurs Gabonais, ne sauraient cohabiter avec l’ambition affichée de faire du ministère un modèle de bonne gouvernance.
Enfin, la présentation d’une feuille de route axée sur des résultats concrets, visibles et mesurables traduit une volonté de passer d’une administration de procédures à une administration de performance. Ce changement de paradigme, s’il est effectivement appliqué, pourrait constituer un tournant décisif pour la modernisation du sport gabonais.
En somme, cette démarche ouvre une nouvelle ère au ministère des Sports. Reste désormais à observer la capacité de l’administration à traduire cette ambition politique en actions durables, afin que la compétence supplante définitivement les privilèges et que la gouvernance sportive gagne en efficacité et en crédibilité.
Nous y reviendrons…



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