CNSS : le Synatra-CNSS œuvre à l’assainissement des pratiques et au rayonnement de l’institution
Par Cadette Ondo Eyi
Le Syndicat national des travailleurs de la Caisse nationale de sécurité sociale (Synatra-CNSS) a tenu une rencontre avec les agents de l’institution autour de plusieurs préoccupations majeures liées à la vie professionnelle et sociale des travailleurs. Conduite par son président, Parfait Koumba Mboumba, cette rencontre a notamment porté sur la lutte contre la fraude, l’effectivité du règlement du reliquat du 13e mois au titre de l’année 2022, les licenciements ainsi que les modalités relatives aux départs volontaires.
Au cours de cette rencontre, le président du Synatra-CNSS a d’abord insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des agents aux conséquences des pratiques frauduleuses susceptibles de porter atteinte au bon fonctionnement de l’institution.
Une vue des syndicalistes
Selon Parfait Koumba Mboumba, certains dossiers examinés dans le cadre des entretiens préalables auraient notamment fait apparaître des irrégularités liées au versement de prestations à des personnes décédées et autres types de pratiques peu reluisantes. Face à ces situations, le syndicat majoritaire entend rappeler aux travailleurs leur obligation de respecter scrupuleusement les règles professionnelles et les procédures internes.
« Nous voulons une CNSS forte qui retrouve ses lettres de noblesse », a-t-il souligné, appelant les agents à mettre un terme à toute pratique susceptible de fragiliser l’institution. Le responsable syndical a également rappelé la nécessité de préserver une stricte séparation entre les intérêts de l’assuré, ceux du salarié et ceux de l’employeur.
Autre sujet majeur abordé : le paiement du reliquat du 13e mois au titre de l’année 2022. Le Synatra-CNSS fonde sa revendication sur l’article 44.14 de la convention collective de la CNSS, lequel prévoit, selon le syndicat, le versement du 13e mois à l’ensemble des travailleurs de l’institution.
Parfait Koumba Mboumba conteste ainsi l’interprétation consistant à considérer que certains agents pourraient bénéficier d’un versement intégral tandis que d’autres ne percevraient qu’un forfait. Il rappelle qu’en décembre 2022, durant la période d’administration provisoire, les agents d’exécution avaient perçu leur 13e mois, contrairement à certaines catégories de personnel, notamment les agents de maîtrise et les cadres, qui n’auraient pas bénéficié de la totalité de cette prime.
Le syndicat a donc porter les revendications des salariés auprès de la direction générale afin qu’une solution puisse être trouvée. Il conteste, par ailleurs, la portée d’un procès-verbal signé à l’époque par un seul président, alors que, selon lui, trois responsables syndicaux exerçaient alors cette fonction.
Des discussions auraient d’ores et déjà été engagées avec l’employeur. Celui-ci aurait annoncé la mise en place d’un comité chargé d’évaluer le montant exact du reliquat à verser. Une telle évaluation devrait notamment tenir compte de l’évolution des effectifs depuis 2022, marquée par des décès, des licenciements et des départs à la retraite. Le montant initialement estimé pourrait ainsi être réévalué à la lumière de ces changements.
La question des licenciements a également été évoquée. Plusieurs agents auraient fait l’objet de mesures de rupture de leur contrat de travail en raison de comportements qualifiés de frauduleux.
Pour le Synatra-CNSS, ces situations soulignent davantage l’urgence de renforcer la prévention et la sensibilisation des personnels, tout en veillant au respect des procédures applicables en matière disciplinaire.
Concernant enfin les départs volontaires, le président du Synatra-CNSS a tenu à préciser que la note d’information du 14 septembre y relatif ne saurait être assimilée à une obligation faite aux travailleurs.
Il a indiqué que les agents intéressés doivent notamment justifier d’au moins dix années d’exercice au sein de l’institution, tout en les invitant à se rapprocher du comité chargé d’examiner les demandes et de fournir les informations nécessaires.
Cet organe, a-t-il expliqué, comprend notamment deux conseillers représentant l’employeur, un chargé d’études intervenant sur les questions relatives aux ressources humaines ainsi que les responsables de la direction juridique et leur équipe. L’objectif est de parvenir à un accord encadrant les conditions de départ des agents concernés.
Au terme de la rencontre, Parfait Koumba Mboumba n’a pas dissimulé sa déception face au nombre relativement faible de travailleurs présents. Il a rappelé que le syndicalisme repose fondamentalement sur la défense des droits et des intérêts des salariés, mais que cette mission ne peut être pleinement accomplie sans une mobilisation effective des travailleurs.
Le président du Synatra-CNSS a néanmoins salué les efforts engagés par le nouveau directoire de l’institution, notamment à travers le rétablissement de certains acquis sociaux qui avaient été perdus.
Entre lutte contre la fraude, règlement des revendications salariales et accompagnement des travailleurs concernés par les départs volontaires, le Synatra-CNSS entend ainsi maintenir le dialogue avec la direction de la CNSS, avec pour ambition affichée de contribuer au redressement et à la consolidation de l’institution.



Laisser un commentaire