Succession Hélène Beyo Be Sole à Lalala : Carmella Hélène Beyo Adiatou conteste les accusations de sa famille et revendique ses droits successoraux
Par Cadette Ondo Eyi
Un différend foncier oppose, dans le quartier Lalala, situé dans le cinquième arrondissement de Libreville, plusieurs descendants de feue Hélène Beyo Be Sole. Au cœur de la controverse : l’occupation d’une parcelle familiale revendiquée par différentes branches de la succession. La magistrate Carmella Hélène Beyo Adiatou, présentée par certains membres de sa famille comme la principale mise en cause, conteste fermement les accusations portées contre elle et affirme agir en qualité d’ayant droit.
Lors d’un entretien accordé à notre équipe de rédaction, Carmella Hélène Beyo Adiatou a expliqué vouloir s’établir sur une partie des terres ayant appartenu à sa défunte grand-mère, feue Hélène Beyo. Elle estime que son droit successoral ne saurait être remis en cause, d’autant que les descendants des différentes branches familiales seraient appelés à exercer leurs droits dans les mêmes conditions.
Selon ses explications, la matriarche aurait eu sept enfants. Sa mère occupait le cinquième rang, tandis que les membres de la famille qui s’opposent aujourd’hui à son installation descendraient de la fille aînée. La magistrate déplore ainsi d’être présentée comme une personne étrangère à la succession, alors qu’elle affirme appartenir à la même famille et disposer de droits sur la parcelle litigieuse.
Lire notre précédent article : Lalala : une famille accuse une magistrate, la justice sommée de se prononcer
Carmella Hélène Beyo Adiatou soutient par ailleurs avoir obtenu l’accord de ses frères pour occuper la partie revenant à leur mère. Elle ne comprend donc pas l’opposition manifestée par certaines de ses cousines, notamment Claudine, Urine et Yvonne Ayo, qu’elle accuse de s’opposer avec acharnement à son projet d’installation.
Revenant sur les événements récents, la magistrate indique avoir installé, en septembre 2026 courant, un petit conteneur sur la parcelle, au moyen d’un bras élévateur, afin de l’aménager en box. Elle affirme avoir été préoccupée par l’état d’insalubrité des lieux ainsi que par la présence d’une famille de plus de vingt personnes, installée depuis plusieurs années par la branche Adibet-Ayo.
Vue du conteneur tel d’emménager sur la parcelle
Elle explique avoir entrepris des travaux pour améliorer la situation. Toutefois, au troisième jour de cette opération, ses cousines Ayo seraient arrivées sur les lieux, accompagnées de leurs employés et de Jean-Marie Ingueza. Carmella Hélène Beyo Adiatou décrit une scène particulièrement tendue, marquée, selon elle, par des injures et la destruction de son matériel, ainsi que la présence de fétiches.
« Cette histoire va trop loin. Nous avons trouvé des objets étranges sur le terrain » a-t-elle déclaré.
Une vue des présumés fétiches
Se sentant physiquement menacée, elle affirme avoir contacté ses supérieurs hiérarchiques afin d’être extraite de la situation. Une patrouille de police serait ensuite intervenue pour s’enquérir des faits. Conduite au commissariat, la magistrate dit y avoir déposé plainte et avoir été auditionnée.
De son côté, Carmella Hélène Beyo Adiatou affirme qu’elle entend poursuivre son projet d’installation, tout en déclarant s’en remettre à la justice. Elle rappelle qu’une autre parcelle ayant appartenu à la même matriarche aurait déjà fait l’objet d’un partage équitable. Elle s’interroge donc sur les raisons de ce qu’elle considère comme un acharnement personnel et sur l’occupation prolongée de cet espace par ses cousines.
La magistrate est également revenue sur la place particulière qu’occupe un membre du corps judiciaire dans la société. Elle reconnaît qu’un magistrat est tenu de respecter la loi et de se conduire avec dignité, loyauté et exemplarité. Elle souligne toutefois qu’il demeure également un citoyen et un sujet de droit, appelé à évoluer dans son environnement familial et social.
Pour elle, la coexistence entre les obligations professionnelles liées à la fonction judiciaire et l’exercice des droits privés peut parfois donner lieu à une confusion entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Elle estime que cette distinction doit être préservée dans le règlement du présent différend.
Les deux parties disent finalement s’en remettre aux autorités judiciaires. Tandis que la branche Adibet-Ayo réclame une enquête sur les interventions qu’elle juge irrégulières, Carmella Hélène Beyo Adiatou revendique son droit successoral et dénonce une opposition qu’elle estime injustifiée. Il appartient désormais aux institutions compétentes d’établir les faits, de vérifier les droits de chacune des parties et de trancher ce contentieux dans le respect de la loi.



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