Distribution nationale : le gouvernement relance le dialogue avec les acteurs du commerce
Par Christian Nzemboh
Le ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des jeunes a engagé, les 21 et 22 mai 2026, une série de concertations sectorielles avec les principaux acteurs de la distribution nationale. Ces rencontres, organisées à la Direction générale du Commerce, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la Lettre de Mission fixée par le chef de l’État, notamment en matière de structuration du marché national et d’organisation des circuits de distribution.
Célestin NZENGUE (centre), DG intérimaire du commerce ce 22 Mai 2026
Conduites par Célestin Nzengue, Directeur général du Commerce par intérim, sur instruction de la ministre du Commerce, Zenaba Gninga Chaning, ces assises ont réuni les centrales syndicales des commerçants ainsi que les responsables de la grande distribution. L’objectif affiché était de créer un cadre d’échanges autour des défis qui affectent le secteur commercial national et d’identifier des pistes de réformes adaptées aux réalités économiques du pays.
Une vue partielle des participants
Une autre vue des participants
Au cœur des discussions figuraient plusieurs thématiques majeures, parmi lesquelles le cadre normatif lié à la promotion commerciale, la structuration du marché national, la viabilité des circuits de distribution, mais aussi la valorisation des produits locaux au sein des grandes surfaces commerciales. Les échanges ont également porté sur les perspectives liées à l’interdiction d’importation du poulet de chair ainsi que sur la question sensible de la disponibilité des stocks.
Selon les organisateurs, les concertations se sont déroulées dans une atmosphère « cordiale et constructive », en cohérence avec les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD). Les participants ont notamment salué les initiatives entreprises ces derniers mois par les autorités publiques afin de mieux intégrer les préoccupations des opérateurs économiques dans l’élaboration des politiques commerciales.
S’agissant de la promotion des produits locaux, les différents intervenants ont reconnu les avancées enregistrées dans leur insertion progressive au sein des grandes surfaces. Une dynamique jugée essentielle pour renforcer le tissu productif national, préserver les savoir-faire locaux et favoriser le transfert de compétences techniques. Toutefois, plusieurs difficultés persistent, notamment la régularité des approvisionnements, les exigences de normalisation et de conformité des produits, ainsi que les coûts de production encore jugés élevés.
La question du poulet de chair a occupé une place importante dans les débats. Le président de séance a rappelé que l’interdiction d’importation de cette denrée relève d’une mesure présidentielle visant à renforcer la souveraineté alimentaire du pays et à encourager la création d’emplois directs et indirects dans la filière avicole. Dans cette perspective, le gouvernement affirme poursuivre plusieurs actions d’accompagnement, allant du soutien à la production locale à l’encadrement des initiatives entrepreneuriales, en passant par l’appui à la commercialisation.
Les échanges ont également mis en évidence la nécessité d’un dialogue permanent entre l’ensemble des acteurs de la filière (producteurs, commerçants et importateurs) afin de garantir un meilleur équilibre du marché, notamment en matière de prix et d’approvisionnement. À l’issue des travaux, plusieurs participants ont plaidé pour l’organisation régulière de rencontres sectorielles destinées à consolider les mécanismes de concertation entre l’État et les opérateurs économiques.



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